27/03/2017

La sémiologie à la franquette

De bleu, de bleu… !

J’adore tarabuster mes collègues frouziens à propos de leur élection présidentielle. Dès qu’touvres ton poste de téloche tu tombes invariablement sur neuf gugusses et  deux gugussettes ki briguent le poste du capitaine de pédalo. Et leurs arguments de campagne commencent furieusement à ressembler à l’exercice préféré des sodomites bonobos. T’en veux encore p’tit coup ? Non sans façon ? Allez, d’accord, un p’tit dernier pour la route, mais pas trop fort s’te plaît !

Remarque, les journaleux hexagonaux sont pas en reste eux ki savent plus quoi inventer pour tenir leurs télochespectateurs et leurs lecteurs en haleine fétide. Pas plus tard qu’c’taprème, sur BFM, y zont invité une sémiologue pas sémillante du tout pour lui d’mander son avis sur les logotypes et les symboles utilisés par les partis. Tudieu l’analyse ! J’en ai vu l’clavier de mon ordi aussi trouble que Pinochet zieutant sa femme de ménage ou Strauss-Kahn durant sa r’traite de Nafissatou Diallo.

Avant, les gonzes tentaient de découvrir c’qui pouvait bien y avoir de politique dans les jactances. Depuis vilaine lurette y z’y ont r’noncé.

Or donc, après cette digression hautement philosophique, j’vous disais qu’une sémiologue, parmi d’autres conneries, est v’nue nous dire le pourquoi et le comment de la rose bleue qu’a choisie la le Pen pour signe distinctif.

(Pour les ceusses k’auraient loupé un chapitre de l’histoire d’notre village, je rappelle que c’est Ferdinand de Saussure k’aurait donné ses lettres de noblesse à la sémiologie en la définissant comme la science qui étudie la vie des signes au sein du groupe social. A ne pas confondre avec l’ornithologie des poivrots qui étudiaient la vie des cygnes à la j’tée des Pâquis après une descente au Palais Mascotte.)

« C’est pas une bonne idée c’te rose bleue, qu’elle gueulait dans l’poste mémé la science. Chez les Grecs elle était signe de virginité, chez les socialos elle préfigure l’immense pétée de gueule aux législatives, chez Marine… »

De bleu, de bleu… ! J’ai raté la fin à cause d’mes amis frouziens qui barjaquaient comme des grenouilles de confessionnal en attendant l’absolution. Remarque qu’j’ai pas perdu au change quand Christian, un mec d’Annemasse a sorti de son falzard un pt’it carnet noir dans lequel ses potes et lui s’étaient amusés à un p’tit exercice de sémiologie pas piqué des cannetons (les hannetons nous ont assez emmerdolés comme ça).

J’vous livre ici les signes distinctifs des candidats tels que Christian m’les a dictés :

Macron : Une éjaculation précoce avant le roupillon.

Fillon : Bling bling sans Carla Bruni… mais avec Pénélope, hélas !

Hamon : Benêt d’Aval.

Mélenchon : le socialo cocufié

Le Pen : papa borgne, fifille presse… (j’ai pas osé)

Arthaud : la comète de balai.

Lassalle : la guerre des moutons n’aura pas lieu

Dupont-Aignan : Tintin et les Dupont haineux.

Asselineau : L’as du linoléum

Poutou :  Qui trop embrase, mal éteint.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui !

Le Groumeur g’nevois.

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23/03/2017

Mc Sornette et la Quennelle

De bleu, de bleu… !

V’là que la Quennelle a viré du banc de touche Mc Sornette pour le propulser directeur sportif du G’nève Servette. Tu vois c’que c’est le poste de directeur sportif par les temps qui courent? C’est une sorte d’avatar des gonzes qui gravitent, par exemple, autour de l’astre de Martigny (C.é C.olle) ; le genre de nière dont on ne peut pas se défaire pour des raisons contractuelles et auxquels on confie un stylo bic, une panosse et l’adresse des bistrots voisins en espérant qu’ils vont s’y torcher la gueule avant de prendre la fuite.

Moi, j’laimais bien Mc Sornette, à part ki causait pas g’nevois. Faut dire qu’on était voisins. Lui aux Vernets, moi à la Queue-d’Arve, lui aux poques, moi aux boules, lui à la flotte ou au soda, moi au pastaga ou au litron de Perlan. Et pis, faut dire que Bobonne en avait le string tout chaud quand, kékefois, on allait voir l’envol du piguargue à tête blanche les soirs de matches ( là j’ai mis piguargue pour vous démontrer l’étendue d’mes connaissances). Sherkan ki s’appelle l’aigle de G’nève. Tudieu, y foutait la trouille quand il te rasait les rouflaquettes avec ses plumes volantes. T’avais l’impression d’être à Las Vegas pendant l’show d’la mère Dion pleurant les spermatozoïdes congelés de son René. D’ici que la Quennelle remplace Sherkan par un brochet, y a qu’un pas que même Philippe Croizon – le gusse sans bras ni jambes – franchirait à l’aise en patinettes.

Mimile, un pote dont j’vous ai déjà narré le côté philosophe pâquisard, en est tout patraque d’la nouvelle, mais pas pour les mêmes raisons que mécolle. Mimile, c’est le mec ki prétend bouffer bio et ki s’cache de sa gonzesse pour aller dévorer d’la boustifaille amerloque au troquet d’la pato appartenant à Mc Sornette. Là aussi, tu vas voir que la Quenelle va en faire un resto chicosse où l’addition vaudra son pesant de haricots secs.

Or donc, l’a une théorie Mimile : « Te Dieu ! J’te l’dis tout net mon n’veu. Le Quennec, ka d’jà laissé un souvenir impérissable à la Praille, va t’couler rapidosse le hockey et l’remplacer par le tennis ou l’golf. Y paraît, comme tous les comptables k’ont réussi, qu’c’est ses sports préférés…. C’k’on devrait faire c’est r’créer le club d’UGS (Urania Genève Sport) et l’confier à Mc Sorley et d’mander à Lavizzari d’nous construire une nouvelle pato du côté de Frontenex et d’mander à Alain Morisod d’en être le Présidoche. En plus j’suis sûr que Lambiel et Gusmeroli pourraient s’partager la glace les jours sans matches»

On l’refait pas Mimile. L’est aussi utopiste que la Quenelle… en plus G’nevois bien sûr.

Le Groumeur g’nevois

06:08 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/03/2017

Zont même réussi à lui couper la queue

De bleu, de bleu… !

Morte de rire Bobonne c’matin ! « Tiens, aujourd’hui tu peux inviter Julot ! » qu’elle me jette avec ce sourire narquois que même la grande Sarah Bernhardt n’aurait pas osé arborer devant son amant « Docteur Dieu ». « T’as vu la dérouillée ka prise son pote Freysinger ? » qu’elle ajoute avec ce sourire badinguet que n’aurait pas osé arborer Hugues Quennec devant les supporters du Servette.

Bon, d’accord, Julot est un peu UDC sur les bords de son slip kangourou mais d’là à se foutre de son trognon…

Cela dit, sitôt dit, sitôt fait, j’prends mon bigophone et j’invite Julot pour l’apéro. Cécolle déboule une plombe plus tard sous le regard à peine goguenard d’une furie qu’aurait ses ragnanas.

« Quels cons mes compatriotes ! – éructe-t-il dès le seuil de la porte franchi – Non mais t’as vu par qui ils l’ont remplacé ? Un scout pubère ! Un gentil pipeau ! Un gendre imparfait ! Un premier communiant ! Un Valesco du bas d’la chaussette ! … »

Un tsunami, j’te dis. Bobonne et moi, on a dû l’arrêter en lui servant un pastaga sans flotte.

A peine remis de ses émois premiers, Julot a r’mis en branle son clapoir et on a eu droit à un vrai récital. J’vous le résume : Kèsski vont s’emmerdoler sans Oskar et sa queue de jument endimanchée. Kèsski vont r’gretter ses drapeaux du Reich, ses maudits minarets, ses chants martiaux savièsans, ses poésies d’ado, ses costards Pas-rmani, ses vieux pulls Pas-Lanvin… Kèsski vont bien pouvoir se foutre sous la plumette les journaleux du Nouvelliste ? le mec Favre ? L’a l’air aussi rigolo qu’un trombone à coulisse ki coulisse plus à cause d'la rouille à bouillabaisse.

Bref ! La converse a vite tourné au monologue et l’a fallu que ma trois-quarts le foute à la lourde (je dis ma trois-quarts plutôt que ma moitié parce qu’elle a pris un peu de poids ces derniers temps, Bobonne).

Rebref ! L’avait l’air encore plus furax quand j’ai osé lui dire que les mômes des écoles seraient vachement contents de l’retrouver. Après la réussite du recyclage Cleusix à Saint-Maurice, y s’pourrait bien ki se retrouve à Ritzingen en Oberwallis.

L’est parti sans jacter l’Julot.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur g’nevois

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