27/02/2017

Mettan-psychose

De bleu, de bleu… !

J’aime bien le titre de ce bloguinet. Y m’est v’nu tout seul, comme ça, dès potron-minet alors que prenais mon ristrette en compagnie de la Julie et que j’y lisais les tourments de Windish (Ki croit plus à rien) et ceux de Mettan (Ki croit qu’en Poutine). Pour ceusse d’entre vous qu’auraient pas pigé, la métempsychose est le terme savant de réincarnation, un mot qui colle tout juste aux gars Mettan et Windish. Le primsse a un p’tit kékchose de Lénine mâtiné de Saint François d’Assise, le deusse est carrément Louis II de Bavière croisé de Kafka.

Or donc que reproche-t-on au gars Guy ? D’avoir reçu une breloque de Poutine ? Oui et alors ? Pierre Aubert le Neuche socialo a bien reçu la Légion d’honneur. Et rendons à Mettan c’qui est à Mettan. Contrairement à ses détracteurs y va jusqu’au bout de ses convictions et y s’avance pas masqué. Tiens ! T’as qu’à lire son blogue de défense. C’est plutôt convaincant.

Quant à l’Oueli, ça vaut p’têtre la peine de s’pencher sur certaines de ses thèses (pas celle où il sort les violons pour passer la brosse aux « médiaskipromotionnerontsondernierbouquin ») mais sa plaidoirie pour Poutine,  entendue ce ouikinde, est frappée de bon sens. Tézigue tu préfères qui pour te battre contre les chinetoques ou les trumpettistes ? Hollande le niolu ? Mugabe le dingo ? Jean-Claude Juncker alias trois décis? Moscovici dit tankiadupognonyad’lespoir? Tsipras dit kanyaplud’pognonyaleurope?

Comme dirait Bobonne : « Faut pas trop parler aux cons, ça les instruit. »

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois

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23/02/2017

La présidentielle pour ceux qui causent g'nevois.

De bleu, de bleu… !

Un lecteur attentif aux dérives de ma langue de groumeur patenté me défie de rédiger un blog, sur la présidentielle française, en parler genevois pur sucre XVIIIème s. Chiche ? Je place entre parenthèses les traductions.

J’me régale à la lecture des canards franchouillards. V’là que Baban (le grand Dadais) Bayrou vient de faire alliance avec Cafiot (le nabot) Macron ; les deux nières prétendent que ça va bouguillonner (remuer) la campagne présidentielle. Déjà qu’elle était tout de bisingue (de traviole) et que les alangués (babillards) de la téloche amprogeaient (récitaient une kyrielles d’allemandages (commentaires de style commérage). Tudieu le bousin (lieu mal famé) qu’est dev’nue la môme France-la-bourdiffaille (un peu zinzin). Hier et aujourd’hui tu pouvais changer de chaîne toutes les minutes sur le TNT (transmetteur des nouvelles télés), t’étais sûr de tomber sur Baban ou Cafiot. Même chez Dame Elkrief tu pouvais palper les agnettes (t’en avais pour ton argent) ; ça barjaquait (causait) dans tous les sens, mélangeant la caçibraille (canaille) des vilains quartiers « qu’on allait sécuriser » au « nettoyage du boiton » (écurie) que s’rait devenue l’Assemblée nationale. J’suis même parti à cupesse (à la renverse) tellement j’me fendais la geule qund j’voyais Cafiot ouvrir les bras « à la Grand Charles »; du coup j’me suis ébriqué  (abimé) l’fion  .

Mézigue j’aime bien Baban (mairdePau). Y m’fait penser au grand dadais qu’on remarque dans les pièces de boulevard. L’est idéal en cocu magnifique. Vingt ans d’échecs, toujours simple ! Un véritable armolau (gagne petit) qu’aurait l’espoir de gagner trois tunes à la roulette. Ouvre tes esgourdes tu l’entendras débloter (dire des conneries).

J’aime moins Cafiot. Toujours bouguillon (il remue sans cesse) Avec sa blonde, y paraissent tous les deux des branlettes (tiges de ciboule) qu’on aurait mises dans un cassoton (petite casserole) trop chaud. Cécolle, tu lui donnerais le Bon Dieu sans ki passe à con-fesse ! Propre sur lui, invoquant Jeanne (d’Orléans) et Jésus (mon concierge).

Or donc, la présidentielle pour élire le coq qui pourra chanter les pieds dans la gadoue (j’avais un autre mot), ressemble à une vraie chaple (tuerie). Sont tous en train de se chigougner (bagarrer) ou de jouer à la vicelarde clicli-mouchette (jeu d’enfants pas sages qui se joue dans l’obscurité). Tous des niolus (simplets) qui visent à ressembler à une tralée (multitude) d’énarques (membres d'un club très chic produisant des déficits chroniques) qui auraient confondu Ségolène avec une tire-gouine (mauvaise viande).

Bon, ce s’ra tout pour aujourd’hui ; y a Bobonne ki m’dit de chader (me grouiller) la longeole bien diotue (ferme) est servie ! J’y cours sinon elle va péguer (enrager).

Le Groumeur g’nevois.

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21/02/2017

Le doyen est mort. Vive le doyen!

 

De bleu, de bleu… !

Il paraît que le doyen de la Suisse vient de clamser.  

« Le Bullois Pierre Gremion est décédé, nous apprend la Julie du coin. Le Gruérien s'est éteint au foyer médicalisé  «La Rose des Vents» à Broc (FR), à l'âge de 109 ans. » Et d’ajouter : «  Il aurait fêté ses 110 ans le 5 mars prochain. » 

De bleu, de bleu… ! Si je suis leur raisonnement il aurait eu 150 ans le 5 mars 2057 et 160 le 5 mars 2017. C’est ce qu’on appelle de la prospective dynamique. Un peu comme si les astronomes nous annonçaient que si la terre avait été plus proche du soleil Pierre Gremion, de son vivant, aurait été davantage bronzé.

Or donc, si  l’on en croit c’t’info, nous n’aurions plus de doyen.

Un peu con ce genre de nouvelle !

Tiens ! L’aut’jour, Bobonne, après une choucroute maison de derrière les nigauds alsaciens, m’a j’té : « Ya plus d’choucroute» comme elle aurait dit « J’ai plus de calebard ».

Or, depuis que le monde est monde le poste de doyen ou doyenne est en permanence occupé et pas près de s’éteindre. T’as un vieux (ou une vieille) qui passe l’arme à droite (pourquoi toujours à gauche), t’en as un autre qui prend la relève.

C’est comme les cons, les blondes, les Trump, les Macron ou les alcolos… C’est ce qu’on appelle des générations spontanées.

Et d’main, ou après d’main, pendant quelques secondes je serai à mon tour le doyen de mon quartier et signerai une dernière épitaphe : Ici repose le groumeur g’nevois… mais rassurez-vous, à G’nève, la race n’est pas près de d’éteindre !

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

 

 

Le Groumeur genevois

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