Le groumeur genevois

  • Coronavirus. Adam, le patient zéro.

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    De bleu, de bleu… !

    Si j’en crois l’évangile de Paulo sur le jardin d’Eden, Adam serait le patient zéro qui aurait propagé le péché dans l’humanité qui allait lui succéder. Tu parles d’un c… !

    Par contre, si j’en crois les gazettes et tous les pontes de la virologie qui s’la jouent téléréalité sur toutes les chaînes, le patient zéro chinois n’est pas encore connu. Tout ce que l’on sait à son sujet c’est qu’il aurait bouffé de la chauve-souris ou du pangolin au p’tit déjeuner un jour de fringale. Tu parles d’un autre c… !

    De bleu, de bleu… !

    Pas plus tard que c’matin j’ai accompagné Bobonne à la messe de Notre-Dame. Première surprise : pas d’eau bénite. A sec le bénitier. Deuxième surprise : mes copains valescos qui, squattaient comme d’habitude le premier banc, m’ont tendu le coude au lieu de m’serrer la paluche, Bobonne n’a eu droit qu’à un sourire courroucé de notre voisine Simone quand elle voulu lui planter sur les joues les traditionnelles trois bises.

    Il a fallu l’intervention du cureton en chaire (et en os tellement est-il maigrelet) pour qu’on comprenne que la psychose venait de s’emparer du Vatican. « Désolé mais nous avons supprimé l’eau bénite, surtout ne vous serrez pas les mains, ne toussez pas en direction de vos voisins, l’hostie vous sera délivrée en main et non en bouche par des prêtres aux mains propres etc… ! »

    De bleu, de bleu…, j’n’en croyais pas mes esgourdes. C’est quoi c’te panique qui ravage l’église et l’humanité ? Même Maudet n’a pas fait mieux dans les rangs du PLR.

    Hier matin, Bobonne a croisé un gonze complètement barjot à la Migros de la Servette. Masque à gaz de l’armée sur le pif, y s’trimbalait deux chariots emplis de boîtes de conserves, de pâtes alimentaires, de flotte et de riz. Arrivé la caisse il a tendu sa carte visa à la gonzesse préposée au paiement en lui demandant de bien vouloir la passer au liquide antiseptique avant de la lui rendre.

    Pire ! V’là qu’on nous supprime le salon d’l’auto, ce moment si jouissif où les Bourbines débarquent en masse pour admirer les carrosseries des nanas qui posent leurs jolis popotins sur les ailes des Alfa ou des Tesla. Tu veux mon avis ? L’est foutu le salon. Va jamais sans remettre !

    Et tout ça par la faute du patient zéro !

    Du coup j’vais me pieuter avec une réserve de confinement faite de foie gras, de tartoches et de coups de blanc. Bon week-end les G’nevois !

     

    Le Groumeur genevois.

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  • Seraient pas un peu bobets ces Lausannois?

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    De Bleu, de bleu… !

    Si j’en crois les Gazettes et les rumeurs du palet (j’veux parler du Puck) les gonzes de la sécurité de la capitale olympique vaudoise auraient empêché le débarquement des deux cents supporteurs du G’nève-Servette venus assister ce wike-inde dernier au derby de hockey sur glace à la nouvelle patoche de Malley.

    Débarquement, car nos braves supporteurs, au lieu de s’empiler dans des cars qu’il faut arrêter en route pour faire pisser les mérinos et se ravitailler en bières et en sande -ouiches, avaient sagement choisi d’affréter un navire pour se rendre chez les suppôts du Major Davel afin d’y suivre la bataille de la glace.

    Tu parles d’une petitesse mesquine !

    Henry Dunant a dû se retourner dans sa tombe, lui dont le nom fut donné au navire des supporteurs. On a vraiment de bien petits problèmes, qu’il a dû se dire le bon samaritain de la guerre de Solférino qui fit quinze mille morts et des pétées de blessés.

    A côté de ça, quoi ? au pire, on risquait un œil poché, deux canettes brisées et une entorse dans l’enceinte sportive.

    Du coup, nos supporteurs sont remontés à bord du bateau et suivi la rencontre sur leurs smartphones et chanté le cé qué lainô en apprenant que G’nève-Servette avait mis la pâtée aux Lausannois.

    Et ce sera tout pour aujourd’hui.

    Le Groumeur genevois

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  • Lettre ouverte au Chef de Gare

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    De bleu, de bleu… !

    Monsieur le Chef de gare, cher Monsieur Andreas Meyer,

    Votre salaire annuel approcherait le million cinq cent mille balles ? Eh ben je trouve ça vachement peu pour un gonze qui nous offre les trains les plus somptueux, rapides, sûrs, confortables, ponctuels et bon marché du monde.

    Il paraît même que lorsque vos trains prennent du retard ils sautent allègrement certaines gares pour garder le rythme. Eh ben, au risque de me répéter, je trouve que c’est vachement chouette dans la mesure où le passage du convoi envoie une bonne bouffée d’air aux guignols qui patientent sur le quai.

    Tenez ! L’autre jour, le mardi 25 juin sur le coup de 13h. pour être précis, pendant la canicule (37,5° c. à l’ombre) Bobonne et moi, partis de Viège pour rejoindre l’aérodrome de Zürich, sommes montés en deuxième classe dans un wagon à étage des chemins de fer fédéraux.

    A l’intérieur du dit, les gonzes et gonzesses à peine installés, et parmi eux des touristes indiens, japonais, chinois ont commencé à dégouliner et à nous poser toutes sortes de questions. L’un d’eux a même sorti un p’tit thermomètre de poche qui suait bravement les 34,5°c.

    Ni une ni deux, nous autres qui parlons la langue des signes et quelques dialectes suisses ou british, quémandons quelque explication auprès votre collaborateur uniformé dont la chemise est marquée de sérieuses auréoles de sueur sous les bras.

    • Entschuldigung, Herr Ticket Prüffer, zauriez-vous l’extrême bonté d’enclencher l’air conditionné afin que nous profitions au mieux de cette aimable glissade sur les rails qui va nous faire parvenir sur les rives enchanteresses de la Limmat ?
    • Mais Monsieur, l’air conditionné est enclenché.

    A ces mots le Groumeur ne se sent pas de joie et pour montrer sa belle voix demande si, d’aventure, son interlocuteur pourrait appuyer sur un bitonniot qui règlerait la température à une dizaine de degrés de moins.

    • Ach ! Das ist ganz impossible ! Nous avons des ordres du Grand chef de gare : pour faire de petites éconocroques la SBB/CFF règle la température dans les wagons des prolétaires à trois degrés de différence avec l’extérieur… mais vous pouvez tenter la première classe, là il fait moins chaud.

    J’ai cru que Bobonne allait péter une durite.

    Pour nous deux, Monsieur le Chef de gare, nous avons payé 150 balles pour nos billets ; la première classe nous aurait été offerte pour 254 francs. A ce prix là tu vas à Barcelone par avion réfrigéré.

    Mais bon Monsieur le Chef de gare, cher Monsieur Meyer! Je ne pense pas que vous connaissiez le moelleux des sièges de seconde classe.

    Au fait, on me dit que lorsque vous aurez réglé les quelques détails de ponctualité et autres babioles qui nous remplissent de joie vous alliez vous attaquer à de belles et grandes idées comme celle derecréer les fameuses troisièmes classes qui enchantaient nos grands parents prolos.

    Oh la bonne idée !

    De bleu de bleu… ! Si elle passe va falloir demander une petite augmentation de salaire au Conseil fédéral.

    Ce sera bien mérité et ce sera tout pour aujourd’hui.

     

    Le Groumeur genevois

     

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