Air du temps

  • Embrassons-nous Folleville! Et que renaisse Notre-Dame!

    Imprimer


    De Bleu, de bleu...!

    Au risque de dét(c)onner en ce petit matin blême, passée l'émotion des premières heures voilà que s'offre à la France une formidable opportunité: reconstruire, dans un élan national enfin réconcilié, le symbole culturelle et cultuel de mille ans d'histoire.

    Car la France, comme l'Italie, bénéficie encore d'un savoir-faire inégalé, celui hérité des artisans d'art et du compagnonnage. La forêt de la charpente a brûlé? Plutôt que d'envoyer en Chine les précieux chênes séculaires, voilà leur nouveau destin. Le grand orgue, les vitraux, les sculptures, les tableaux, les luminaires ont-ils été touchés? Plus de deux-cents métiers d'art sont recensés en France qui ne demanderont qu'à s'investir dans ces fabuleuses restaurations qui dureront sans doute quelques décennies.

    Car 'histoire se répète. Il y a deux siècles, Notre Dame se trouvait déjà au bord de la ruine quand Victor Hugo lança son sauvetage dans son roman

    "Si belle qu’elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière".

    L'appel d'Hugo puis celui de Prosper Mérimée, fut entendu et l'édifice, plus tard, complété par la flèche, hier anéantie, et les grotesques gargouilles qu'imposa Viollet-le-Duc l'architecte du patrimoine médiéval qui termina sa vie à Lausanne.

    Embrassons-nous Paris-Folleville!

    Le Groumeur genevois

    Lien permanent Catégories : Air du temps 1 commentaire
  • Peau de Maud(âne)... selon Perrault

    Imprimer


    De bleu, de bleu...!
    Il était une fois un parti si aimé de ses peuples, si respecté de tous ses voisins et de ses alliés, qu'on pouvait dire qu'il était le plus exemplaire de tous.

    La magnificence, le goût et l'abondance régnaient dans son palais ; les députés étaient sages et habiles ; les courtisans, vertueux et attachés (.) les domestiques, fidèles et laborieux ; les écuries, vastes et remplies des plus beaux chevaux du monde (.) mais ce qui étonnait les étrangers qui venaient admirer ces belles écuries, c'est qu'au lieu le plus apparent un âne étalait sa superbe.

    Ce n'était pas par fantaisie, mais avec raison, que ses partisans lui avait donné une place particulière et distinguée en le nommant Ministre. Les vertus de ce rare animal méritaient cette distinction, puisque la nature l'avait formé si extraordinaire.

    Et, patatras, voilà que survint un vil Vizir qui lui offrit formule un, aéroplane et toutes sortes de joyeuses babioles...

    J'adore les contes. Même si j'ai (si peu) trahi Perrault.

    Vous en connaissez la suite mais pas encore la fin.
    Car il s'accroche le baudet, t'as beau lui f... des coups de pied dans l'arrière-train ou lui présenter quelque savoureuse carotte, l'est pas prêt à franchir le Rubicon et céder aux ceusses qui le voudraient ailleurs qu'au pré. Même qu'il attaque l'animal! Prêt au coup de pied de l'âne sur les fesses des procs.

    Et, si j'ai bien tout pigé, la césure entre les pros et les anti Baudet, se résume dans le fond entre les libéraux et les radicaux qui viennent de comprendre qu'ils auraient mieux fait de rester sagement dans leurs propres écuries.

    Et ce sera tout pour aujourd'hui

    Le Groumeur genevois.

    Lien permanent Catégories : Air du temps 2 commentaires
  • Alors Carlos, on rit ghosn?

    Imprimer


    De bleu, de bleu...!
    Alors là, après avoir lu, vu, relu et revu la triste histoire du Pédégé de Renault-Nissan, Bobonne et moi avons décidé d'aller brûler à son intention un cierge à deux pas de chez nous, à Notre Dame, dans la seule cathédrale que les protestants n'ont pas chouravée aux cathos.

    J'vous explique mon immense empathie pour lui et les larmes de Bobonne:

    Or donc, si l'on en croit les journalistes français, les Japes le traitent vraiment mal le pôvre gonze libano-franco-brésilien.

    C'est vrai ça. Qu'est-ce qu'on lui reproche au juste? Rien! Des pécadilles, de minuscules légèretés. La dissimulation de quelques dizaines de millions au fisc, des abus de confiance, des pertes personnelles épongées en puisant dans la caisse de la boîte, des appartes de luxe payés par l'employeur.

    Rien j'vous dis!

    Voilà un gonze qui gagne à peine plus que vous et moi, une dizaine de millions par année, qui voyage en jet privé, qui est à tu et à toi avec Macron et sa Bribri d'amour... et qu'on habille en kimono, qu'on jette sur un vulgaire tatami dans une cellule individuelle. Pire: au lieu de son caviar en tartine il ne reçoit que trois bols de riz et des baguettes, même pas une fourchette à quatre chagnottes alors que dans les taules françaises il aurait pu partager sa cellule et les chiottes à la turc avec de joyeux camarades, taper l'carton et engueuler les matons quand le boeuf bourguignon avait un peu de bidoche.

    C'est une justice archaïque hurlent en choeur les journalistes, les pénalistes et les politiques. C'est quoi cette présomption de culpabilité alors que nous autres, héritiers de la Révolution, considérons innocent, jusqu'au jugement, le taré qui assassine les petites filles.

    J'vous l'dis moi y a pas d'justice au pays du soleil levant. Il paraît qu'on l'aurait même démis de ses fonctions de pédégé de Nissan, filiale du groupe Renault qui, lui, a eu la délicatesse de le rassurer en lui conservant sa confiance, son poste et sa rémunération.
    Heureusement qu'il reste des conseils d'administration et des gouvernements élégants dans ce monde de brutes Samouraïs.

    Aux dernières nouvelles, si l'on en croit les méchantes rumeurs, il aurait quitté le régime fiscal français en 2012 car les vilains socialistes de François Hollande voulaient lui roustir un peu de pognon par l'impôt sur la fortune, à lui, un type décoré de la Grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

    Quand on a quitté Notre-Dame, Bobonne et moi, on était à nouveau tout jouasse et on est allé bouffer des frites et une entrecôte dans notre bistrot préféré.
    Et ce sera tout en ce dimanche frisquet.

    Le Groumeur genevois

    Lien permanent Catégories : Air du temps 1 commentaire