12/03/2017

Outre Versoix

 

De bleu, de bleu… !

Y s’passe pas un jour sans que nos amis politicards d’outre Versoix nous inventent quelque nouvelle faribole. C’est à croire que leur pinard du Lavaux recèle des vertus inconnues jusqu’ici. P’têtre bien que ce sont les nouvelles sulfates qui leur font perdre leur légendaire torpeur.

Tu vas voir ki vont remplacer leur fameuse devise : « Méfiance, méfiance… prudence, prudence ! » par « A fond les tracteurs ! » Tiens, l’aut’jour, j’ai vu Broulis, l’acropolien d’la Palud, nous vanter à la téloche, les millions de visiteurs ki vont s’précipiter au nouveau « Pôle muséal » d’la gare de Lôzane dès ki s’ra construit. Désormais y aura deux trucs à voir dans ce coin-là : le lard du Comptoir et l’art du Quai d’la gare.

C’matin c’est encore pire ! De bleu, de bleu… ! Reviens vite Brélaz, y savent plus c’ki font!

Or donc, c’matin, enfoui dans les coussins de mon thé-rhum préféré, et après avoir débarrassé mon canard du dimanche des vingt-sept kilos de pub encartée qui l’encombraient, j’me lance dans la lecture du dit canard, pleure un bon coup sur la défaite des p’tits gars de Mc Sornette en hockey, en rigole un autre sur la quieutée des p’tits gars de Malley et m’étouffe avec mon croissant en découvrant la super idée de la blonde Moret, conseillère nationale de son état second.

J’vous résume : Avec le réchauffement climatique, la neige arrive plus tard aux Paccots, du coup faudrait voir à décaler les vacances scolaires et les allonger pour que les entrepreneurs de tire-fesses puissent gagner un peu plus de pognon.

C’est pas con, hein ? Dans l’temps y avait bien les vacances de patates pour que les mômes puissent donner un coup de main à la ferme.

Mécolle j’pense qu’en s’remuant encore plus ses neuronettes, la « guilluppe » Moret aurait pu proposer plus simple. Ya plus de neige en décembre ? Tu déplaces Noël et le Nouvel-An un mois plus tard. Y a plus d’neige en avril ? Tu déplaces Pâques en février et tu groupes les vacances des mioches. Même topo pour sauver les piscines publiques : y a du soleil en mai et en juin, tu mets à mi-temps la scolarité en supprimant définitivement les branches inutiles.

Dis donc Moret ! T’as pensé un  peu aux môme avant de penser aux subventionnés ?

C’est comme les sessions des chambres, faut être un peu conozots pour les placer en jours ouvrables hors été ; m’est avis qu’on pourrait les grouper en juillet et en août, ça renforcerait la fréquentation des troquets bernois et l’extrême imagination des édiles.

 

Le Groumeur genevois.

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03/03/2017

Sauvez Barthasse!

 

 De bleu, de bleu…

V’là qu’les niolus et les journaleux cherchent des noises au mec Barthasse. Fait pas bon être péouse par les temps qui courent, même quand le péouse en question est dev’nu Conseiller d’Etat.

Mécolle j’les aime bien les Barthasse, surtout un avec qui j’ai fréquenté les bonnes écoles cathos et qui nous bassinait avec les récits de Compesières et sa commanderie, et son Saint Sylvestre, daron de l’église, et ses patati et bartassat. On avait beau lui dire qu’on s’en tamponnait les cardons et les cuisses de poulettes, il insistait cézigue « Vous n’êtes que des rabat-joie, des Jean foutre… ! »

J’me suis vengé un dimanche à l’heure de la grand messe sur le stade de fotteballe voisin. Une piquette on leur a mis aux chevaliers de la commanderie. Il l’a un peu moins ramené son ratelier. L’est même dev’nu carrément le bon nière quand y nous a invités à la ferme pour bouffer des abattis de cochon que son père v’nait de tuer avec un solide coup de marteau entre les deux yeux. Un de nos potes a dégobillé, un autre a eu un semblant de vertige et moi, lâche comme un perdreau qu’aurait appris que la chasse allait s’faire au lance flammes, j’ai prétexté un rendez-vous bidon avec ma mère sur les quais d’Versoix.

Au fait j’en étais où ?

Ah ouais ? Barthasse. Tudieu comme ça vole bas dans la mare aux canards !

Pour la comm..unication mon vieux Luc, va falloir appeler Piccard à la rescousse, cézigue c’est le seul mec capable de vous enphysiquer  n’importe quel  suppositoire à idée dans c’ki t’reste de cervelet après quatre trépanations et un stage chez les Vieux Grenadiers.

Non mais t’as lu sa prose. « J’voulais faire mes paiements à la poste avant de partir me faire bronzer la tronche et j’avais plus rien dans ma fouille… le faisant j’ai sauvé la dite poste. »

Comme dirait le mec des Marquises : « Faut vous dire que ces gens là M’sieur, on touche pas aux éconocroques.. on d’mande des avances… on compte ».

Perso j’trouve ça assez balèze comme raisonnement. Sont comme ça les péouses de l’ancien Duché d’Savoie ; faut toujours une réserve de foin, des fois qu’les aristos d’la rue des Granges voudraient refaire le coup d’la marmite sur leurs gueules en leur ponctionnant des impôts sur les « moissonneusesbatteuseskifontleboulotdesouvriers ».

Ben mon colon, y nous reste un geste à faire en priant Julie, la nanette de l’éponyme, qui fait la quête pour ses bonnes œuvres juste avant la Nativité, de lancer une action : Sauvez Barthasse ! Sauvez la poste !

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur g’nevois.

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02/03/2017

L'aurait besoin de Tricounis, l'Fillon.

 

 De bleu, de bleu… !

Y s’passe pas un jour sans que mes potes de la Queue-d’Arve et mézigue, flamberges au vent, on se foute (gentiment) de la gueule de nos copains franchouillards. L’hexagone n’est plus une figue géométrique, c’est dev’nu  un sketch de Coluche.

Faut dire qu’ils les accumulent nos voisins du galetas, depuis Mitterrand et sa gonzesse cachée, Sarko et ses bonnes femmes, Hollande et son Solex, Valls et son 49.3, Hamon et son rev’nu universel, Mélenchon et son hologramme, v’là maintenant Troudballe, pardon, Fion, pardon, Fillon (ouais j’avoue, celle-là n’est pas terrible mais elle me fait marrer).

Or donc,

Y s’accroche le bougre ! C’est Monsieur Propre tout sale qui dénonce les produits de lessive.

« Si j’suis inculpé, j’me présente pas » ki disait.

« Si j’suis inculpé, j’y vais quand même ».

« S’ils me tuent, j’irai aussi ».

De bleu, de bleu… ! Si t’es ses assistants parlementaires comme la môme Pénélope et les gamins Fillon, tu t’dis qu’avec un père comme-ça tu peux varapper le Salève sans Tricouni.

(Pour ceusse un peu jeunots ki connaîtraient pas Tricouni : un excellent grimpeur italien qui inspira Genecand, grimpeur genevois, qui fabriqua une chaussure d’escalade à ce nom.)

Y lui faut quoi au ténébreux à sourcils, au Grégory Peck  de la Sarthe, au Fangio du Mans pour piger que sans Tricouni tu peux pas te farcir la Fil ou Face (arête du Salève) sans risquer d’t casser c’ki sert de tronche ?

Mais bon, comme dit mon copain Christian du pays d’Gex : « Vous les G’nevois, vous n’y comprenez que dalle !  Nous autres on est des révolutionnaires et tu verras qu’à la fin, avec ou sans Tricouni, avec ou sans morale politique, on l’aura notre Fillon… et bien profond ! »

Sacré Christian !

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Goumeur genevois

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