19/09/2017

Meugève. Haute-Savoie

De bleu, de bleu… !

T’es souvent sur les routes vers Mégève ?

Pour Bibi, voilà bien une paire de lustres que je n’étais pas retourné dans le coin. Ça a drôlement changé ! Profitant du viaduc du Jeûne fédéral, avec Bobonne nous avons pris le chemin des écoliers jusqu’à Sallanches pour revoir tous les bistrots dans lesquels nous nous arrêtions pour écluser des godets lors de nos virées haut-savoyardes à vélo. Autant vous le dire tout-de-suite, il ne reste pas grand-chose de nos souvenirs. Tout a été bousillé sur l’autel du développement. Près du lac des baigneurs nous avons même croisé des Africains d’Afrique qui voulaient nous refiler des faux bijoux de pacotille et des authentiques miniatures de girafe en ébène made in Taïwan.

Après le pastis à Saint-Gervais avec Bébert, un natif qui a travaillé quelques temps au Pied de Cochon dans la Vieille-Ville de Genève, nous avons repris le chemin de Mégève avec un précieux viatique : quelques lumineux conseils prodigués par notre nouveau copain.

Le plus important d’entre eux est que l’accent aigu ornant le premier E de Mégève aurait été fauché, au cours des dernières années, par les Parisiens lorsqu’ils transformé la bourgade en station huppée. Du coup il ne faut plus dire Mégève, au risque de passer pour un péquenot, mais MEUgève.

Ça nous a fichu un drôle de coup cette histoire d’accent aigu. C’est un peu comme si l’on nous imposait un accent circonflexe sur le premier E de Genève. Du genre : « T’habites où técolle ? »

« Moi ? J’habite Gênève ».

A part ça, Meugève c’est assez chouette. La rue piétonne est piétonne, tu y rencontres des G’nevois à la pelle et t’es tout tristounet quand tu quittes

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

 

Le Groumeur genevois.

15:48 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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