17/10/2017

Balance ta truie!

De bleu, de bleu… !

Si j’en crois les gazettes, Harvey Weinstein serait le pire prédateur sexuel que le monde ait connu ; à côté de lui DSK ne représenterait que de la roupie de sansonnet (à ne pas confondre avec la groupie du chansonnier). Dans le fond qu’est-ce qu’on lui reproche à ce pervers ? De s’être présenté tout nu et en érection devant de pures demoiselles, d’avoir demandé parfois, exigé souvent, forcé dans la plupart des cas les demoiselles starlettes à lui prodiguer quelque gâterie en échange de promesses aussi fumeuses que des pipes de bruyère… ou payé quelques milliers de dollars à certaines pas du tout contentes mais qui ont quand même accepté le pognon. Un vrai porc donc !

D’ailleurs une célèbre journaliste dont je n’avais jamais entendu parler, Dame Sandra Müller, vient de créer un « Touite » qui s’appelle « Balance ton porc » et dont elle nous dit qu’il n’est pas un appel à la délation mais tout juste un appel à la dénonciation. C’est qu’on appelle une licence poétique ou une subtilité de langage.

Du coup, toutes les starlettes en mal de lumière se rappellent leurs mésaventures d’il y a quelques lustres, des milliers d’anonymes emboîtent le pas et « dénoncent » à queue-mieux-mieux leurs imprésarios, leurs agents, leurs producteurs, leurs metteurs en scène, leurs maris, les passants, les habitués du métro , les patrons et les garçons bouchers .

Bref ! Mes potes de la Queue-d’Arve, misogynes, machos ou séducteurs invétérés, brandissaient ce matin à l’apéro le canard 20 minutes qui inonde les trains et les gares à l’heure où les mômes vont à l’école. « Elles veulent du respect les gonzesses – gueulait Julot – et en v’là une qui fait des montages photos d’anus féminin transformés en escaliers » Giulia qu’elle s’appelle l’artiste en question qui prône la non censure des corps de femme. « C’est archi-érotique ! » titre le journal. Gageons que si les montages étaient l’œuvre d’un Giulio, la mère Müller aurait « dénoncé » le porc.

Après deux Kir et trois limonades on avait presque fait le tour de la question. Jimmy avait sorti les pages frivoles du Matin de Lôzanne où des péripatéticiennes te présentent en couleur leurs spécialités cul-inaires.

Or donc les mecs, si ce n’est pas déjà fait,va falloir vous tenir à carreau ou alors participer à un nouveau « Touite » qui s’appellerait « balance ta truie » et qui dénoncerait les nanas aguicheuses, les décolletées jusqu'à la taille, les cougars, les Bribri, les nymphomanes, ou les ceusses en goguette qui balancent les réflexions du genre « Il a un beau p’tit cul de gars-là, j’en ferais bien mon weekend de pluie.

De bleu, de bleu… les filles ! C’est vrai que le mec Vinestine (comme on dit là-bas), les violeurs et les profiteurs de filles sans défense ne méritent que la taule ; mais, de grâce, laissez-nous vous dire que vous êtes jolie, belle, élégante, attirante ! Laissez-nous vous inviter pour un café, un apéritif, un repas et plus si entente ! Laissez-nous vous « galanter », vous faire marrer, vous intéresser ou même vous offrir des fleurs !

Sinon qu’est-ce qu’on va se faire ch… !

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

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13/10/2017

Constantin de Tourbillon

De bleu, de bleu…. !

Pour les ceusses d’entre vous qui n’auraient pas oublié leurs humanités, la saga Christian Constantin vaut bien quelque référence littéraire et une pinte de bon Fendant (dont on sait qu’il remplace aisément le sang dans les artères).

Bref ! Constantin de Tourbillon me fait bigrement penser aux « Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon » qui bercèrent de fou rire mon adolescence attardée et soignèrent plus tard mon acné juvénile.

Que Daudet me pardonne donc l’emprunt honteux (mais assumé) que je vais faire, ici, de sa prose.

Plantons le décor : Or donc Constantin de Tourbillon donna trois baffes à Fringer de Habsbourg alors que, selon lui, cela en valait bien dix ; c’est le prix courant des trahisons sur les mercatos du foutballe. Il faut dire qu’on a le sang chaud à Tourbillon. Là-bas, ce qu’on appelle l’eau bouillie, c’est quelques tranches de saucifflard, un morceau de frommegomme, et une rasade de Johannisse (la valeur de la rasade varie selon les matchs). Du coup les crânes valescos bouillent sous le soleil de la tribune nord-est, à faire sauter tous les couvercles.

Pourtant l’Octodurien (ou du tout) n’a rien d’un mec de Sion mais, très jeune déjà, il fut attiré par de plus grands villages. Cette vie de petit bourg frappé par tous les vents lui pesait, l’étouffait. Le grand homme du coude du Rhône s’ennuyait au coude du Rhône. Il rêvait d’un destin hors du commun, il rêvait que chaque jour le Nouvelliste et le Matin de Lôzanne lui accordassent quelques colonnes.

Un jour enfin, par la grâce des fouteux, Constantin de Tourbillon pût accéder au Graal : ON parlait de lui et peu lui importait, en fait, qu’on en parlât en mal ou en bien. Enfin, chaque jour, chaque nuit on parlait de lui.

Mais survint le syndrome d’Icare. A trop s’approcher du soleil les ailes du succès se mirent à fondre. Les anges de l’entraînement, furent congédiés les uns après les autres, les coupes se cassèrent, l’Europe s’éloignait. Alors, Constantin de Tourbillon, avec sa rage d’aventures, de besoin d’émotions fortes, se dit que ce ne serait pas folie de distribuer baffes et coup de pied au cul à son principal détracteur. Même ses irréductibles laudateurs en furent tout marris.

Et comment diantre, en eût pu-t-il être autrement ?

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

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11/10/2017

Puigdemont alias Coïtus interruptus


De bleu, de bleu...!
Bobonne et moi sommes tout remués par les soubresauts post guerre civile espagnole. Faut dire qu'on a traversé c'pays en long, en large et en travers (sutout en traviole) depuis notre mariage qui remonte presque à Mathusalem le 14ème. De Formentera à Saint Jacques de Compostelle, des Cantabriques en Andalousie, des Picos d'Europa à la Sierre Nevada, de Arenas de San Pedro à Alicante en passant par Madrid, on a presque tout vu, tout mangé, tout bu. On pourrait même vous indiquer les meilleurs troquets où l'on sert les meilleures tapas, les meilleures tortillas de patatas et les pires paellas au chorizo que même Nadal n'aurait mangées.
Or donc, après cette brêve introduction prouvant notre connaissance du royaume démocratique et néanmoins tauréen, faut que j'm'en vienne au sujet de ce bloguinet.
Si, comme moi, vous baragouiner un tant soit peu la langue de Don Quichotte et de Juilo Iglesias, et que pour le surplus vous avez suivi hier soir en direct sur le site de "La Vanguardia" la prestation du président de la Catalogne, El Senor Puigdemont, vous aurez compris pourquoi intitulé-je ces quelques phrases: Coïtus interruptus.
De bleu, de bleu...! Fallait s'accrocher aux lustres et à l'encyclopédie Salvat (Larousse espaingoin) pour comprendre où il voulait en venir le gusse.
"Je suis chargé par la majorité catalane de vous dire que nous sommes désormais indépendants; toutefois le mot indépendance ne sera pas encore de mise car nous allons l'attacher avec des pincettes à linge sur la corde de la démocratie jusqu'à ce qu'il soit bien sec et prêt à l'usage. Entretemps nous irons discuter l'bout d'gras avec nos chers amis espagnols et leur demander si, au cas où nous poursuivrions notre quête, ils seraient d'accord de prendre nos dettes à leur compte et de ne pas toucher au classico entre le Real et le FC Barça."
Bon, je me suis permis quelque liberté dans la traduction mais grosso modo c'est ça.
Tu prétends, tu joues sur l'émotionnel, tu sèmes le chaos, tu crées la confusion, tu te complais dans ce que tu as créé, puis tu te retires, la queue entre les jambes en disant: "C'est pas moi M'sieur, surtout n'invoquez pas l'article 155" Même Mariano Rajoy s'est fendu c'matin d'une question à Puigdemont: "Finalement tu l'as déclarée c'tindépendance? J'ai rien pigé à ton discours alambiqué"
Plus trivialement c'est tout-à-fait l'enseignement sexuel que me fit mon père à l'époque où la méthode Ogino régnait en marâtre sur les relations garçon et fille.
"Fils, me disait-il, si tu ne veux pas de problème, pratique le coïtus interruptus!
Ce que, en bon fils, je fis!
Et ce sera tout pour aujourd'hui.
Le Groumeur genevois.

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