06/11/2017

Les fainéants et la fièvre de la liberté

De bleu, de bleu… !

Un pote à nous, qui déteste prendre l’avion, nous a filé deux billets d’avion pour Moscou, gagnés à la loterie de la fête de l’Huma. Seul truc un peu embêtant, c’était valable qu’en novembre. Du coup, Bobonne et moi nous sommes pointés à Cointrin le 1 novembre et déjà sur la Place Rouge le lendemain. Comme il faisait un froid de canard de Sibérie on a salué d’un mouvement de tête le Mausolée Lénine, d’un coup de bonnet l’Eglise Saint Basile, d’un rapide va-et-vient le Kremlin avant que de s’engouffrer dans le Musée qui marque l’entrée de la Place. Et là… tenez-vous bien ! Qu’est-ce qu’on a découvert ? Un papier vieux de deux siècles d’où Macron, Mélenchon, Puigdémont et Ramadan*  tirent probablement toute  leur  inspiration.

Or donc le voici tel que je l’ai recopié :

La Fièvre de la Liberté appartient au genre des fièvres malignes et périodiques ; son origine remonte à l’antiquité la plus reculée : mais son venin s’étant depuis quelques années renouvelé et accru fortement en France, on peut avec raison la nommer Fièvre de France.

Le malade, qui en est attaqué, sent une soif brûlante d’Indépendance et d’Egalité ; ce qui lui suscite des rapports bilieux et putrides, des tremblements, des transports au cerveau, des rêves, des égarements, des vertiges et de fortes convulsions. Il crie, entre en fureur, pille, tue, détruit de fond en comble et foule aux pieds tout ce qu’il y a de sacré.

Cette maladie attaque aussi bien le bas peuple que les gens de haute qualité, mais surtout les fainéants, les vagabonds, les dissipateurs, les voluptueux, les athées, les nécessiteux, les diffamés, en un mot : les vauriens de tout sexe et de tout âge, amis de l’oisiveté, ennemis du travail, qui veulent vivre au gré de leurs fantaisies et de leurs passions, sans ordre et sans lois.

De bleu, de bleu… !

Olivier Reverdin, Jacques-Simon Eggly… vous faites quoi les gars ? Réveillez-vous !

Notre guide nous a dit que le texte émanait de la plume de Pouchkine au moment où il était surnommé par ses ennemis : Coadjuteur du grand maître de l'Ordre des cocus et historiographe de l'Ordre autocrate.

Bobonne et moi qui chérissons Pouchkine et son Café en avons été tout marris.

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois

 *A propos de Ramadan j’adore le dessin paru dans la presse française où l’on voit Tariq s’adresser à une jeune musulmane voilée par ces mots : « Le Coran le dit, tu dois te faire Ramadan »

 

15:57 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |