23/09/2018

T'es pas 2.0 técolle?

De bleu, de bleu… !

On n’arrête pas le progrès !

Mécolle, j’ai décidé que, dès demain, je serai le groumeur 2.0 (lisez deux, point, zéro). Comme j’en faisais part à Bobonne, elle a rétorqué que ça la changerait du gonze 1.0 (lisez un zéro) avec lequel elle partage son matelas Bicoflex depuis des lustres.

Tout jouasse de mon auto-nomination, j’ai dévalé quatre à quatre les escaliers de ma turne pour aller prendre l’apéro avec mes potes d’la Queue-d’Arve ; croisant Maria-Lourdes, authentique Lusitanienne à moustache qui conciergise mon immeuble je lui ai annoncé la bonne nouvelle – qu’elle n’a pas pigée – et l’ai gratifiée d’une superbe promotion : désormais, compte tenu de ses vingt-trois années de panosse, elle sera Maria-Lourdes 2.0. Elle m’a zieuté l’air ahuri et j’ai juste entendu : Lé toujourche auchi dingoche le gache du chinquième !

Se sont bien marrés mes potes boulistes quand je leur ai aussi attribué la qualification 2.0 pour leur fidélité à mézigue et à la bibine. Y en a qu’un, Arsène, retraité des TPG, qui a osé la question qui tue :

C’est quoi deux points zéro ?

Ben, c’est le truc du Conseiller d’Etat Leuba – a osé François, Lausannois pur sucre- une nouvelle patinoire baptisée 2.0 qu’ils construisent à Malley.

Reusement, Gédéon de Landecy, abonné au canard 2.0 Le Temps, nous a expliqué le 2.0 en sortant un papelard de ses fouilles, tout heureux à l’idée que le papelard en question allait enfin servir.

En gros les mecs - qu'il a dit-  si je pontifie un peu, c’est l'ensemble des techniques, des fonctionnalités et des usages qui ont suivi la forme originelle de la toile, le web si vous préférez, caractérisée par plus de simplicité et d'interactivité entre les utilisateurs. Elle concerne en particulier les interfaces et les échanges permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s'approprier de nouvelles fonctionnalités du web.

On est tous restés comme des ronds de flans et, du coup, j’me suis demandé quel abruti avait décidé que le 2.0 allait désormais régir toutes les activités humaines et que les journaleux allaient s’y délecter.

Les investigations sur Maudet, Ruiz, Broulis, De Quattro et les autres ? 2.0

Les bains des Pâquis ? 2.0

Lausanne-Servette ? 2-0

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

 

Le Groumeur genevois 2.0

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17/09/2018

Z'en ont marre du participe passé!

De bleu, de bleu… !

Fichtre ! V’là que des faquins particulièrement inaptes à l’apprentitude de notre douce langue de Molière et de la Torracinta-Emery réunis souhaitent nous fourguer un nouvel accord du participe passé arguant  du fait que (prononcez arg-u-ant et non argant) nos pôvres têtes blondes, brunes ou iroquoises seraient en peine face au périlleux exercice.

Bon c’est vrai que mécolle je f’rais mieux de la fermer alors que je massacre régulièrement le français au profit d’un sabir g’nevois pâquisard… mais, voyez-vous, on n’se r’fait pas.

Déjà que les greluches nous avaient fait le coup avec la féminisation des mots, sauf bien sûr quand cela ne les arrangeait pas trop du genre : La sapeuse-pompière ou la cheftaine de clinique.

Or donc voici les règlitudes dont on constatera à quel point elles sont vachardes (je connais même des gonzes politiciens qui n’ont jamais réussi  à en venir à bout lorsqu’ils sont invités à la téloche, c’est dire !) :

Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "avoir" s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct (COD), si celui-ci est placé avant :

Ces nunuches je les ai conquises par la seule force du Coran(T. Ramadan)

Cette escapade à Abu-Dhabi je l’ai payée avec les deniers d’un autre (P. Maudet)

 

Si le complément d'objet direct est placé après ou s'il n'existe pas, le participe passé conjugué avec "avoir" reste invariable :

J’ai conquis de haute lutte ces femmes de chambre. (D. Strauss Kahn)

Je n’ai jamais fauté en Russie avec Géraldine. (P. Broulis)

 Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "être" s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe :

 La langue française est foutue

Le Collège du Conseil d’Etat genevois est formidable et ce sera tout pour aujourd’hui.

 

Le Groumeur genevois

11:43 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/09/2018

Va-t-on débaptiser la rue Jean-Calvin?

De bleu, de bleu… !

Il a réussi son coup le gonze d’Outre Sarine ! V’là que les Quétoi ont déboulonné la plaque qui ornait l’Espace Louis Agassiz à l’Université de Neuchâtel. Le Staufifre en question s’appelle Hans Fässler et milite légèrement plus à gauche que les socialistes. Il a même été élu national,  ce qui lui a valu, il y a quelques lustres l’immunité alors qu’il était poursuivi pour divulgation de secrets militaires.

Mézigue je l’connais pas personnellement mais son pédigré de philosophe, de politicien, de guitariste, de cabarettiste et d’enseignant doit valoir le déplacement pour une bière avec lui au Stübli de Saint-Gall. Le Hans a passé une bonne partie de sa vie à dépeindre la Suisse comme un pays d’esclavagistes. En 2007 il a même lancé une campagne au titre évocateur : Démonter Louis Agassiz comme on dirait "Dénonce ton porc".

Pour ceusses qui n’auraient pas suivi l’actualité d’il y a deux cents ans, Louis Agassiz, Neuche de chez Neuche, s’était acquis une réputation mondiale par ses travaux sur l’existence d’un âge glaciaire préhistorique qui dégommait toutes les théories de l’époque et notamment celles défendues par Thomas Jefferson qui n’aimait pas, mais alors pas du tout, que l’on pût croire que Dieu avait oublié de nous raconter les effroyables catastrophes qui avaient précédé le déluge. Bref ! L’Agassiz était une sorte de génie de l’histoire de la terre que l’on récompensa aux Etats-Unis en lui confiant un poste à Harvard et, en Suisse,  en lui octroyant une montagne à son nom et un petit espace au pays du Sugus.

Bon, c’est vrai qu’il s’est un peu fourvoyé dans sa théorie contraire à celle de Darwin sur l’évolution et carrément planté dans celle des races ; de là à en faire une sorte de criminel intello...

Du coup, moi j’ai une trouille bleue !

Pour avoir fréquenté et martyrisé dans l’extase les bancs de bois du Collège Calvin, j’ai franchement les j’tons que le Fesse-l’air-le-badinguet, se mette à vouloir jeter un œil sur la biographie de Jeannot le réformiste et que l’on doive bientôt rebaptiser sa rue Christiane Brunner ou Lise Girardin.

Ah ! Jean Calvin, sa vie son œuvre, sa charité chrétienne. Je cite en vrac et de mémoire mitée : « Dieu requiert qu’il n’y ait point de femmes transgenres ; on doit lever la boue sur elles » « Femme adultère sera punie de mort, homme adultère sera mis au cachot pendant douze jours ».

Ah ! Jean Calvin. Avec  lui les sodomistes sont brûlés vifs, torturés, noyés. Avec lui la terre ne tourne pas autour du soleil et des sorciers propagent la peste en graissant les serrures avec une pommade confectionnée à base de cadavres.

Ah ! Jean Calvin. A Peney, il fait exécuter trente-huit idolâtres supposés.

A côté de lui le mec Agassiz n’est que louveteau de Baden Powell.

Hormis cette petite question aux redresseurs de torts anciens: Vous n’avez pas autre chose à f… ? ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

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