17/09/2018

Z'en ont marre du participe passé!

De bleu, de bleu… !

Fichtre ! V’là que des faquins particulièrement inaptes à l’apprentitude de notre douce langue de Molière et de la Torracinta-Emery réunis souhaitent nous fourguer un nouvel accord du participe passé arguant  du fait que (prononcez arg-u-ant et non argant) nos pôvres têtes blondes, brunes ou iroquoises seraient en peine face au périlleux exercice.

Bon c’est vrai que mécolle je f’rais mieux de la fermer alors que je massacre régulièrement le français au profit d’un sabir g’nevois pâquisard… mais, voyez-vous, on n’se r’fait pas.

Déjà que les greluches nous avaient fait le coup avec la féminisation des mots, sauf bien sûr quand cela ne les arrangeait pas trop du genre : La sapeuse-pompière ou la cheftaine de clinique.

Or donc voici les règlitudes dont on constatera à quel point elles sont vachardes (je connais même des gonzes politiciens qui n’ont jamais réussi  à en venir à bout lorsqu’ils sont invités à la téloche, c’est dire !) :

Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "avoir" s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct (COD), si celui-ci est placé avant :

Ces nunuches je les ai conquises par la seule force du Coran(T. Ramadan)

Cette escapade à Abu-Dhabi je l’ai payée avec les deniers d’un autre (P. Maudet)

 

Si le complément d'objet direct est placé après ou s'il n'existe pas, le participe passé conjugué avec "avoir" reste invariable :

J’ai conquis de haute lutte ces femmes de chambre. (D. Strauss Kahn)

Je n’ai jamais fauté en Russie avec Géraldine. (P. Broulis)

 

Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "être" s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe :

 

La langue française est foutue

Le Collège du Conseil d’Etat genevois est formidable et ce sera tout pour aujourd’hui.

 

Le Groumeur genevois

11:43 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/09/2018

Va-t-on débaptiser la rue Jean-Calvin?

De bleu, de bleu… !

Il a réussi son coup le gonze d’Outre Sarine ! V’là que les Quétoi ont déboulonné la plaque qui ornait l’Espace Louis Agassiz à l’Université de Neuchâtel. Le Staufifre en question s’appelle Hans Fässler et milite légèrement plus à gauche que les socialistes. Il a même été élu national,  ce qui lui a valu, il y a quelques lustres l’immunité alors qu’il était poursuivi pour divulgation de secrets militaires.

Mézigue je l’connais pas personnellement mais son pédigré de philosophe, de politicien, de guitariste, de cabarettiste et d’enseignant doit valoir le déplacement pour une bière avec lui au Stübli de Saint-Gall. Le Hans a passé une bonne partie de sa vie à dépeindre la Suisse comme un pays d’esclavagistes. En 2007 il a même lancé une campagne au titre évocateur : Démonter Louis Agassiz comme on dirait "Dénonce ton porc".

Pour ceusses qui n’auraient pas suivi l’actualité d’il y a deux cents ans, Louis Agassiz, Neuche de chez Neuche, s’était acquis une réputation mondiale par ses travaux sur l’existence d’un âge glaciaire préhistorique qui dégommait toutes les théories de l’époque et notamment celles défendues par Thomas Jefferson qui n’aimait pas, mais alors pas du tout, que l’on pût croire que Dieu avait oublié de nous raconter les effroyables catastrophes qui avaient précédé le déluge. Bref ! L’Agassiz était une sorte de génie de l’histoire de la terre que l’on récompensa aux Etats-Unis en lui confiant un poste à Harvard et, en Suisse,  en lui octroyant une montagne à son nom et un petit espace au pays du Sugus.

Bon, c’est vrai qu’il s’est un peu fourvoyé dans sa théorie contraire à celle de Darwin sur l’évolution et carrément planté dans celle des races ; de là à en faire une sorte de criminel intello...

Du coup, moi j’ai une trouille bleue !

Pour avoir fréquenté et martyrisé dans l’extase les bancs de bois du Collège Calvin, j’ai franchement les j’tons que le Fesse-l’air-le-badinguet, se mette à vouloir jeter un œil sur la biographie de Jeannot le réformiste et que l’on doive bientôt rebaptiser sa rue Christiane Brunner ou Lise Girardin.

Ah ! Jean Calvin, sa vie son œuvre, sa charité chrétienne. Je cite en vrac et de mémoire mitée : « Dieu requiert qu’il n’y ait point de femmes transgenres ; on doit lever la boue sur elles » « Femme adultère sera punie de mort, homme adultère sera mis au cachot pendant douze jours ».

Ah ! Jean Calvin. Avec  lui les sodomistes sont brûlés vifs, torturés, noyés. Avec lui la terre ne tourne pas autour du soleil et des sorciers propagent la peste en graissant les serrures avec une pommade confectionnée à base de cadavres.

Ah ! Jean Calvin. A Peney, il fait exécuter trente-huit idolâtres supposés.

A côté de lui le mec Agassiz n’est que louveteau de Baden Powell.

Hormis cette petite question aux redresseurs de torts anciens: Vous n’avez pas autre chose à f… ? ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

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01/09/2018

Haro sur le Maudet!

De bleu, de bleu… !

Il existe, dans les légendes de c’coin-ci de la Grande Gouille, des chasses fantastiques que menaient le Diable et ses légions, constituées le plus souvent de revenants patibulaires, dégouniousses et cruels. Les pauvres gonzes qui les subissaient n’avaient que peu de chance d’en réchapper. Dès qu’ils entendaient résonner le cri de Taïaut dans les forêts ou les coins sombres, ils pressentaient que le moment de la zigouille n’allait tarder.

Or donc, ce matin, après deux tartoches à la confiture, un œuf poché, trois croissants au beurre et la mine renfrognée de Bobonne parce que j’avais renversé sa chicorée sur la nappe blanche en papelard à fleurs de lys (c’est mon côté un peu snobinard), j’me suis lancé dans la lecture des canards et autres gazettes multi-médiatiques.

De bleu, de bleu… !

Kèsqu’il déguste le Maudet ! J’ai l’impression de replonger dans La Fontaine (dans celui-là t’en ressors tout sec)  et ses malades de la peste. Je cite de mémoire à peine mitée : « Haro sur le Maudet, ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal. »

A part Segond qui, faux j’ton comme pas deux, lui vient en aide par ces mots de grande tendresse paternelle : « Il a simplement commis une grosse bêtise. » (Avec des amis-gonzes comme celui-là, t’as pas besoin d’ennemis). A part Segond – disais-je donc -  c’est la curée (comme disait un ami pasteur). Passent encore les cris d’effroi d’Ensemble à gauche, PS, Verts et autre Mcg qui jouent au bilboquet en espérant que la bouboule s’empale enfin, mais le pire vient de son camp dans le genre : « Si on le déglingue, comment on se répartit ses abatis ? » C’est tout droit tiré du dicton franchouillard : « A défaut de frapper l’âne frappe le bât ».

C’est rigolo mais j’éprouve tout-à-coup une profonde sympathie pour le B(m)audet sur lequel tout l’monde tape à qui mieux mieux sans même savoir au juste ce qu’on lui reproche vraiment. J’ai même entendu dans le tram une gonzesse (brune pour une fois), qui n’avait pas vraiment compris de quoi parlait sa cope, dire sa pitié pour le pôvre Maudet qui serait à bout d’habits.

Bref ! Tout ça finira en eau de boudin de Carre-d’Aval à moins que, comme dans la fable « Sa pécadille fut jugée cas pendable » et qu’il en mourût.

Tiens bon Maudet !

 

Le Groumeur genevois

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