Alors Carlos, on rit ghosn?

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De bleu, de bleu...!
Alors là, après avoir lu, vu, relu et revu la triste histoire du Pédégé de Renault-Nissan, Bobonne et moi avons décidé d'aller brûler à son intention un cierge à deux pas de chez nous, à Notre Dame, dans la seule cathédrale que les protestants n'ont pas chouravée aux cathos.

J'vous explique mon immense empathie pour lui et les larmes de Bobonne:

Or donc, si l'on en croit les journalistes français, les Japes le traitent vraiment mal le pôvre gonze libano-franco-brésilien.

C'est vrai ça. Qu'est-ce qu'on lui reproche au juste? Rien! Des pécadilles, de minuscules légèretés. La dissimulation de quelques dizaines de millions au fisc, des abus de confiance, des pertes personnelles épongées en puisant dans la caisse de la boîte, des appartes de luxe payés par l'employeur.

Rien j'vous dis!

Voilà un gonze qui gagne à peine plus que vous et moi, une dizaine de millions par année, qui voyage en jet privé, qui est à tu et à toi avec Macron et sa Bribri d'amour... et qu'on habille en kimono, qu'on jette sur un vulgaire tatami dans une cellule individuelle. Pire: au lieu de son caviar en tartine il ne reçoit que trois bols de riz et des baguettes, même pas une fourchette à quatre chagnottes alors que dans les taules françaises il aurait pu partager sa cellule et les chiottes à la turc avec de joyeux camarades, taper l'carton et engueuler les matons quand le boeuf bourguignon avait un peu de bidoche.

C'est une justice archaïque hurlent en choeur les journalistes, les pénalistes et les politiques. C'est quoi cette présomption de culpabilité alors que nous autres, héritiers de la Révolution, considérons innocent, jusqu'au jugement, le taré qui assassine les petites filles.

J'vous l'dis moi y a pas d'justice au pays du soleil levant. Il paraît qu'on l'aurait même démis de ses fonctions de pédégé de Nissan, filiale du groupe Renault qui, lui, a eu la délicatesse de le rassurer en lui conservant sa confiance, son poste et sa rémunération.
Heureusement qu'il reste des conseils d'administration et des gouvernements élégants dans ce monde de brutes Samouraïs.

Aux dernières nouvelles, si l'on en croit les méchantes rumeurs, il aurait quitté le régime fiscal français en 2012 car les vilains socialistes de François Hollande voulaient lui roustir un peu de pognon par l'impôt sur la fortune, à lui, un type décoré de la Grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

Quand on a quitté Notre-Dame, Bobonne et moi, on était à nouveau tout jouasse et on est allé bouffer des frites et une entrecôte dans notre bistrot préféré.
Et ce sera tout en ce dimanche frisquet.

Le Groumeur genevois

Lien permanent Catégories : Air du temps 1 commentaire

Commentaires

  • "Nissan, filiale du groupe Renault" Euh, je ne suis pas vraiment sûr qu'on puisse dire les choses comme ça...
    Déjà qu'en bonne entreprise française, son principal actionnaire est l’État français, cela aurait causé quelques problèmes diplomatiques et plus si désentente...

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