11/10/2017

Puigdemont alias Coïtus interruptus


De bleu, de bleu...!
Bobonne et moi sommes tout remués par les soubresauts post guerre civile espagnole. Faut dire qu'on a traversé c'pays en long, en large et en travers (sutout en traviole) depuis notre mariage qui remonte presque à Mathusalem le 14ème. De Formentera à Saint Jacques de Compostelle, des Cantabriques en Andalousie, des Picos d'Europa à la Sierre Nevada, de Arenas de San Pedro à Alicante en passant par Madrid, on a presque tout vu, tout mangé, tout bu. On pourrait même vous indiquer les meilleurs troquets où l'on sert les meilleures tapas, les meilleures tortillas de patatas et les pires paellas au chorizo que même Nadal n'aurait mangées.
Or donc, après cette brêve introduction prouvant notre connaissance du royaume démocratique et néanmoins tauréen, faut que j'm'en vienne au sujet de ce bloguinet.
Si, comme moi, vous baragouiner un tant soit peu la langue de Don Quichotte et de Juilo Iglesias, et que pour le surplus vous avez suivi hier soir en direct sur le site de "La Vanguardia" la prestation du président de la Catalogne, El Senor Puigdemont, vous aurez compris pourquoi intitulé-je ces quelques phrases: Coïtus interruptus.
De bleu, de bleu...! Fallait s'accrocher aux lustres et à l'encyclopédie Salvat (Larousse espaingoin) pour comprendre où il voulait en venir le gusse.
"Je suis chargé par la majorité catalane de vous dire que nous sommes désormais indépendants; toutefois le mot indépendance ne sera pas encore de mise car nous allons l'attacher avec des pincettes à linge sur la corde de la démocratie jusqu'à ce qu'il soit bien sec et prêt à l'usage. Entretemps nous irons discuter l'bout d'gras avec nos chers amis espagnols et leur demander si, au cas où nous poursuivrions notre quête, ils seraient d'accord de prendre nos dettes à leur compte et de ne pas toucher au classico entre le Real et le FC Barça."
Bon, je me suis permis quelque liberté dans la traduction mais grosso modo c'est ça.
Tu prétends, tu joues sur l'émotionnel, tu sèmes le chaos, tu crées la confusion, tu te complais dans ce que tu as créé, puis tu te retires, la queue entre les jambes en disant: "C'est pas moi M'sieur, surtout n'invoquez pas l'article 155" Même Mariano Rajoy s'est fendu c'matin d'une question à Puigdemont: "Finalement tu l'as déclarée c'tindépendance? J'ai rien pigé à ton discours alambiqué"
Plus trivialement c'est tout-à-fait l'enseignement sexuel que me fit mon père à l'époque où la méthode Ogino régnait en marâtre sur les relations garçon et fille.
"Fils, me disait-il, si tu ne veux pas de problème, pratique le coïtus interruptus!
Ce que, en bon fils, je fis!
Et ce sera tout pour aujourd'hui.
Le Groumeur genevois.

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19/09/2017

Meugève. Haute-Savoie

De bleu, de bleu… !

T’es souvent sur les routes vers Mégève ?

Pour Bibi, voilà bien une paire de lustres que je n’étais pas retourné dans le coin. Ça a drôlement changé ! Profitant du viaduc du Jeûne fédéral, avec Bobonne nous avons pris le chemin des écoliers jusqu’à Sallanches pour revoir tous les bistrots dans lesquels nous nous arrêtions pour écluser des godets lors de nos virées haut-savoyardes à vélo. Autant vous le dire tout-de-suite, il ne reste pas grand-chose de nos souvenirs. Tout a été bousillé sur l’autel du développement. Près du lac des baigneurs nous avons même croisé des Africains d’Afrique qui voulaient nous refiler des faux bijoux de pacotille et des authentiques miniatures de girafe en ébène made in Taïwan.

Après le pastis à Saint-Gervais avec Bébert, un natif qui a travaillé quelques temps au Pied de Cochon dans la Vieille-Ville de Genève, nous avons repris le chemin de Mégève avec un précieux viatique : quelques lumineux conseils prodigués par notre nouveau copain.

Le plus important d’entre eux est que l’accent aigu ornant le premier E de Mégève aurait été fauché, au cours des dernières années, par les Parisiens lorsqu’ils transformé la bourgade en station huppée. Du coup il ne faut plus dire Mégève, au risque de passer pour un péquenot, mais MEUgève.

Ça nous a fichu un drôle de coup cette histoire d’accent aigu. C’est un peu comme si l’on nous imposait un accent circonflexe sur le premier E de Genève. Du genre : « T’habites où técolle ? »

« Moi ? J’habite Gênève ».

A part ça, Meugève c’est assez chouette. La rue piétonne est piétonne, tu y rencontres des G’nevois à la pelle et t’es tout tristounet quand tu quittes

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

 

Le Groumeur genevois.

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15/06/2017

God save Michet ou les délices de l'actu

De bleu, de bleu… !

J’vous dis pas à quel point c’est chouettosse !

A la bourse des bonnes nouvelles le cours des marécages a encore grimpé. Tudieu mon n’veu ;  va falloir qu’on s’dégotte vite fait un nouveau calebard  pour la pêche aux lectrices de « Femina », un fusil à pompe pour donner un coup d’main aux p’tits cons qui assassinent leurs prochains et un contrat de mariage pour les parapentistes. J’t’explique :

C’était hier dans la salle d’attente (vachement longuette) de mon arracheur de dents d’la rue de Lyon. J’tombe sur l’hebdomadaire préféré de Bobonne et de ses copines. Femina ki s’appelle le canard. D’habitude j’y jette un œil aussi furtif que sur les talons aiguilles de Bribri Macron, mais là, j’en suis resté aussi baba qu’Ivana Trump découvrant l’Amérique. J’m’attendais, au pire,  à un cours de tricot du Larzac, à la confection d’un rôti à la mousse de bains ou à la nouvelle coupe de ch’veux de Nathalie Fontanet…  Que dalle ! Sur une dizaine de pages on m’a tout révélé sur la veuve poignet masculine, sur la beauté mystérieuse de la veuve clito, sur les missionnaires chopant des levrettes et sur les joujoux à jouir dehors ou dedans.

Y dorment ou quoi les défenseurs de la morale et les proques d’la république ?

Encore mieux : L’autre soir à Meyrin, dans le parking du centre sportif, y a un jeune gonze ki devait en avoir marre de sauter les haies en cuissettes, il a tenté (et réussi) la carambole d’un rival avec une bagnole suivie d’une roulade sur corps allongé. Un vrai chef-d’œuvre qui f’sait suite à la joyeuse prise de becs d’un couple de Lusitaniens ka fini à la morgue.

Mais le pompon d’la s’maine j’lai lu dans un boulevardier et découvert du même coup un nouveau mot : Le trouple.

Le trouple, ce sont trois gonzes (gay, gay, gay marions-nous !) dont l’union vient d’être célébrée officiellement en Colombie. Si, si ! Avec alliances, paperasses et tout l’bizenesse. Un vrai poème sorti tout droit de la littérature sodomique. Faut dire qu’un des membres du trouple s’appelle Victor Hugo Prada qui, à la sortie de la mairie, s’est écrié : «Nous voulions officialiser notre foyer, notre famille. Il n'y avait rien de solide légalement qui nous reconnaissait en tant que famille ».

Tu vas voir que dans quelques lustres on va célébrer l’union des nécrophiles avec leurs cadavres préférés, des mamies avec leurs caniches nains et des philatélistes avec leurs colombes de Bâle.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

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