03/03/2017

Sauvez Barthasse!

 

 De bleu, de bleu…

V’là qu’les niolus et les journaleux cherchent des noises au mec Barthasse. Fait pas bon être péouse par les temps qui courent, même quand le péouse en question est dev’nu Conseiller d’Etat.

Mécolle j’les aime bien les Barthasse, surtout un avec qui j’ai fréquenté les bonnes écoles cathos et qui nous bassinait avec les récits de Compesières et sa commanderie, et son Saint Sylvestre, daron de l’église, et ses patati et bartassat. On avait beau lui dire qu’on s’en tamponnait les cardons et les cuisses de poulettes, il insistait cézigue « Vous n’êtes que des rabat-joie, des Jean foutre… ! »

J’me suis vengé un dimanche à l’heure de la grand messe sur le stade de fotteballe voisin. Une piquette on leur a mis aux chevaliers de la commanderie. Il l’a un peu moins ramené son ratelier. L’est même dev’nu carrément le bon nière quand y nous a invités à la ferme pour bouffer des abattis de cochon que son père v’nait de tuer avec un solide coup de marteau entre les deux yeux. Un de nos potes a dégobillé, un autre a eu un semblant de vertige et moi, lâche comme un perdreau qu’aurait appris que la chasse allait s’faire au lance flammes, j’ai prétexté un rendez-vous bidon avec ma mère sur les quais d’Versoix.

Au fait j’en étais où ?

Ah ouais ? Barthasse. Tudieu comme ça vole bas dans la mare aux canards !

Pour la comm..unication mon vieux Luc, va falloir appeler Piccard à la rescousse, cézigue c’est le seul mec capable de vous enphysiquer  n’importe quel  suppositoire à idée dans c’ki t’reste de cervelet après quatre trépanations et un stage chez les Vieux Grenadiers.

Non mais t’as lu sa prose. « J’voulais faire mes paiements à la poste avant de partir me faire bronzer la tronche et j’avais plus rien dans ma fouille… le faisant j’ai sauvé la dite poste. »

Comme dirait le mec des Marquises : « Faut vous dire que ces gens là M’sieur, on touche pas aux éconocroques.. on d’mande des avances… on compte ».

Perso j’trouve ça assez balèze comme raisonnement. Sont comme ça les péouses de l’ancien Duché d’Savoie ; faut toujours une réserve de foin, des fois qu’les aristos d’la rue des Granges voudraient refaire le coup d’la marmite sur leurs gueules en leur ponctionnant des impôts sur les « moissonneusesbatteuseskifontleboulotdesouvriers ».

Ben mon colon, y nous reste un geste à faire en priant Julie, la nanette de l’éponyme, qui fait la quête pour ses bonnes œuvres juste avant la Nativité, de lancer une action : Sauvez Barthasse ! Sauvez la poste !

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur g’nevois.

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02/03/2017

L'aurait besoin de Tricounis, l'Fillon.

 

 De bleu, de bleu… !

Y s’passe pas un jour sans que mes potes de la Queue-d’Arve et mézigue, flamberges au vent, on se foute (gentiment) de la gueule de nos copains franchouillards. L’hexagone n’est plus une figue géométrique, c’est dev’nu  un sketch de Coluche.

Faut dire qu’ils les accumulent nos voisins du galetas, depuis Mitterrand et sa gonzesse cachée, Sarko et ses bonnes femmes, Hollande et son Solex, Valls et son 49.3, Hamon et son rev’nu universel, Mélenchon et son hologramme, v’là maintenant Troudballe, pardon, Fion, pardon, Fillon (ouais j’avoue, celle-là n’est pas terrible mais elle me fait marrer).

Or donc,

Y s’accroche le bougre ! C’est Monsieur Propre tout sale qui dénonce les produits de lessive.

« Si j’suis inculpé, j’me présente pas » ki disait.

« Si j’suis inculpé, j’y vais quand même ».

« S’ils me tuent, j’irai aussi ».

De bleu, de bleu… ! Si t’es ses assistants parlementaires comme la môme Pénélope et les gamins Fillon, tu t’dis qu’avec un père comme-ça tu peux varapper le Salève sans Tricouni.

(Pour ceusse un peu jeunots ki connaîtraient pas Tricouni : un excellent grimpeur italien qui inspira Genecand, grimpeur genevois, qui fabriqua une chaussure d’escalade à ce nom.)

Y lui faut quoi au ténébreux à sourcils, au Grégory Peck  de la Sarthe, au Fangio du Mans pour piger que sans Tricouni tu peux pas te farcir la Fil ou Face (arête du Salève) sans risquer d’t casser c’ki sert de tronche ?

Mais bon, comme dit mon copain Christian du pays d’Gex : « Vous les G’nevois, vous n’y comprenez que dalle !  Nous autres on est des révolutionnaires et tu verras qu’à la fin, avec ou sans Tricouni, avec ou sans morale politique, on l’aura notre Fillon… et bien profond ! »

Sacré Christian !

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Goumeur genevois

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16/02/2017

Pénélope et le canard

De bleu, de bleu… !

Si vous lisez mes chroniquettes vous aurez fait la connaissance  de mon voisin Julot, le roi de la formule.  Hier soir (Bobonne jouant au rami au Café de la Pointe avec ses amies des TPG),  il est venu m’rendre visite et nous nous sommes mis à siroter un aligoté bourguignon pas dégueu. Au hasard des lieux communs et des babillages stériles, on a réussi à évoquer un truc plutôt rigolo ; l’affaire du roi François de la maison Fillon

 « De Dzou – kil m’a dit – le Julot, j’suis sûr que tu t’souviens plus d’tes cours d’histoire en 3ème à Calvin.  Tu vas voir c’est à s’pisser parmi, tout est dans la mythologique mon poteau : Coute bien ! Pénélope est un nom grec signifiant « Canard sauvage ». On raconte qu’un zig appelé Nauplios aurait voulu venger la mort de son fils, tué par Ulysse, le mari de la Pénélope, en lui annonçant sa mort. Tu me suis ? – Mécolle j’avais le clapet fermé, impatient d’entendre la suite – Bref ! Ni une, ni deux, la pôvre Pénélope, désespérée, se fout au Lac et ne doit son salut qu’à une famille de canards sauvages. Ça te troue l’cul hein ? »

Ouaips ! – ai-je rétorqué - Le seul truc qui cloche dans ta mythologie de  l’histoire Fillon, c’est que c’est un canard enchaîné qui a dégommé la gueuze et non un canard sauvage qui l’aurait sauvée du naufrage.

« T’oublies l’essentiel ! C’est pas Pénélope qu’est visée, c’est Ulysse. Et si tu t’souviens bien il a dû s’attacher au mât pour ne pas succomber au chant des sirènes de police et a fini trucidé par Télégonos, patron des journalistes de téloche ».

Du Julot tout craché quand il a conclu sa démonstration, tout en sirotant un dernier verre,  par ces mots : «  J’ai un peu arrangé la fin mais t’avoueras que si la mythologie dit vrai : Le canard aura finalement sauvé Pénélope des pattes d’Ulysse qui va s’faire dégommer par Télégonos et Médiapart.

Après ce chef d’œuvre de logique prémonitoire,  on a attaqué une autre discutaille avec ces mots introductifs de Julot: «  T’as vu Armstrong, jamais dopé, rien dans le pipi, rien dans les reins, tout dans les coucougnettes. Eh ben les Amerloques lui réclament cent millions de dollars ».

Heureusement j’ai été sauvé par Bobonne qui v’nait de se pointer au logis en criant :

« La voiture balai va ramasser tous les poivrots, dopés à l’Aligoté ou pas. Ouste ! du balai. »

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le groumeur genevois

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