23/03/2017

Mc Sornette et la Quennelle

De bleu, de bleu… !

V’là que la Quennelle a viré du banc de touche Mc Sornette pour le propulser directeur sportif du G’nève Servette. Tu vois c’que c’est le poste de directeur sportif par les temps qui courent? C’est une sorte d’avatar des gonzes qui gravitent, par exemple, autour de l’astre de Martigny (C.é C.olle) ; le genre de nière dont on ne peut pas se défaire pour des raisons contractuelles et auxquels on confie un stylo bic, une panosse et l’adresse des bistrots voisins en espérant qu’ils vont s’y torcher la gueule avant de prendre la fuite.

Moi, j’laimais bien Mc Sornette, à part ki causait pas g’nevois. Faut dire qu’on était voisins. Lui aux Vernets, moi à la Queue-d’Arve, lui aux poques, moi aux boules, lui à la flotte ou au soda, moi au pastaga ou au litron de Perlan. Et pis, faut dire que Bobonne en avait le string tout chaud quand, kékefois, on allait voir l’envol du piguargue à tête blanche les soirs de matches ( là j’ai mis piguargue pour vous démontrer l’étendue d’mes connaissances). Sherkan ki s’appelle l’aigle de G’nève. Tudieu, y foutait la trouille quand il te rasait les rouflaquettes avec ses plumes volantes. T’avais l’impression d’être à Las Vegas pendant l’show d’la mère Dion pleurant les spermatozoïdes congelés de son René. D’ici que la Quennelle remplace Sherkan par un brochet, y a qu’un pas que même Philippe Croizon – le gusse sans bras ni jambes – franchirait à l’aise en patinettes.

Mimile, un pote dont j’vous ai déjà narré le côté philosophe pâquisard, en est tout patraque d’la nouvelle, mais pas pour les mêmes raisons que mécolle. Mimile, c’est le mec ki prétend bouffer bio et ki s’cache de sa gonzesse pour aller dévorer d’la boustifaille amerloque au troquet d’la pato appartenant à Mc Sornette. Là aussi, tu vas voir que la Quenelle va en faire un resto chicosse où l’addition vaudra son pesant de haricots secs.

Or donc, l’a une théorie Mimile : « Te Dieu ! J’te l’dis tout net mon n’veu. Le Quennec, ka d’jà laissé un souvenir impérissable à la Praille, va t’couler rapidosse le hockey et l’remplacer par le tennis ou l’golf. Y paraît, comme tous les comptables k’ont réussi, qu’c’est ses sports préférés…. C’k’on devrait faire c’est r’créer le club d’UGS (Urania Genève Sport) et l’confier à Mc Sorley et d’mander à Lavizzari d’nous construire une nouvelle pato du côté de Frontenex et d’mander à Alain Morisod d’en être le Présidoche. En plus j’suis sûr que Lambiel et Gusmeroli pourraient s’partager la glace les jours sans matches»

On l’refait pas Mimile. L’est aussi utopiste que la Quenelle… en plus G’nevois bien sûr.

Le Groumeur g’nevois

06:08 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

10/02/2017

Mimile et les nouveaux G'nevois

De bleu, de bleu… !

Hé té colle ! T’as vu l’articulet de Mabut dans la Julie ?

Y paraît que Genève aurait « fabriqué » plus de six mille G’nevois en huit lustres.  Mécolle, ça m’étonne qu’à moitié quand je vois tous les rigadins dans la rue qu’ont pas bien le faciès ascétique des calvinistes ni celui plus rougeaud des cathos d’avant la réformation. Ni une, ni deux, fort de l’information, j’ai foncé au bureau d’la Queue-d’Arve (le bistrot des boulistes) où j’étais sûr de trouver mon pote Mimile, luthérien peu pratiquant, Vieux-Grenadier très assidu et ancré depuis une quinzaine de générations au moins aux Grottes. C’est un sacré nière Mimile, il a tout vu, tout fait, tout envisagé. S’est même fait lourder du Collège Rigot pour avoir fait trempette à poil, avec sa copine de Voltaire, un jour de Picoulet, dans la fontaine du Puits-Saint-Pierre. Son daron, qu’était mécano chez Perrot-Duval, a réussi à le faire réintégrer compte tenu d’ses notes en latin et en français qu’étaient plutôt au-dessus d’la moyenne. Parmi ses exploits : se faire un maximum de flouze à l’Escalade en récitant les soixante-huit strophes du Cé qué l’aino dans les bistrots genevois. Soit les clients le priaient d’arrêter à la dixième en le gratifiant du pactole, soit ils prenaient les paris qu’il n’y arriverait pas et là encore y s’faisait du blé l’Mimile. Sa mère, qu’on appelait Madame Pantruche, en souvenir de sa lune de miel sous la Tour Eiffel, tenait une petite épicerie à Montbrillant. On y fauchait d’temps à autres des avelines sous le regard réprobateur du rejeton. Quand j’lui filé sous le nez le papier de Mabut, l’en revenait pas Mimile. Six mille ? K’il répétait en boucle. Six mille ? De dzou ! Et combien de Portugais tu dis ? Mille trois cents en 2015 ?

L’a dû boire une chope de bière teintée au schnaps pour s’remettre. J’vous passe ses commentaires graveleux et légèrement xénophobes sur le système poilu lusitanien, sur les spagouzes italoches ou les tortillas espingouines.

Et comment qu’on les fabrique ces G’nevois d’importation ? Y parlent le patois des Pâquis au moins ? Sont capables de réciter l’Empro ? (Petite contine genevoise des siècles passés qui permettait aux natifs de se reconnaître entre eux)

Et le v’là, extatique, ki me récite l’Empro, Girod, Carin, Caro, Dupuis, Simon, Carcaille, Brifon, Piron, Labordon, Tan, Té, Feuille, Meuille, Tan, Té, Clu! …

Vite fait j’me suis taillé avant ki m’donne la traduction.

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois

18:35 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |