04/04/2017

Tout fout l'camp

De bleu, de bleu… !

Tout fout le camp…Stupéfaction c’matin quand j’ai ouvert la Julie. V’là que la marine suisse vend son navire amiral, le bien nommé Général Guisan, aux Chinetoques.

Tout fout le camp… Tiens! c'midi à la cantoche: même le goût du Cenovis que tu peux plus faire glisser sur le beurre des patates en robe des champs. C’est de la haute trahison.

Tout fout le camp…même l’emballage doré des Avelines de Versoix. Le vieux Favarger  (Fagasse comme on disait dans le bled cher à Voltaire) doit se retourner dans sa tombe tandis que ses noisettes doivent avoir  le moral concassé. Z’ont quand même réussi, les Versoisiens, à attirer ce ouiquinde quinze mille bobets venus assister à un Festichoc en plein air alors que tu peux trouver les mêmes chez l’épicier du coin

Tout fout le camp ! Je viens de casser quatre allumettes achetées dans un grand supermarché avant de pouvoir allumer dans mon burlingue une bougie "cache-pet" avec la cinquième. En regardant attentivement la boîte je m’aperçois que nos grandes coopératives se fournissent en Chine où la camelote le dispute au commerce inéquitable.

Tout fout le camp ! Y aura bientôt plus de clandestins à G’nève. Vont tous être régularisés et payer des impôts. J’en connais kékézounes qu’ça arrange pas du tout c’truc là. Koman yévafère? qu'elle m'a dit ma voisine de palier.

Tout fout l’camp. Tandis que les futurs plaideurs du Palais de Justice s’esbignaient à concourir pour le titre du meilleur jeune bavard, v’là kon parle plus de Warlu dans la Julie. Serait r’tourné chez sa blonde aux Bahamas ?

Tout fout le camp ! Quand c’est pas un bout de la voie des CFF qui menace de s’écrouler à Lausanne, c’est un pépin entre Cornavin et Coppet qui empêche les mecs de Pont-Céard de choper leur omnibus. Furax qu’il était mon pote Piccot.

Tout fout l’camp. Dix-sept millions qu’ils z’étaient les gonzes k’ont emprunté Cointrin l’an dernier. Donc, si j’divise par deux y en a quand même plus d’huit millions qui se sont tirés. J’me demande bien pourquoi y sont rev’nus ?

Tout fout l’camp. Même moi qui dois me rendre au turbin.

A bientôt.

 

Le groumeur genevois

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29/03/2017

Haute-Savoie-exit

Réunir mes potes Mimile le G’nevois, Julot le Valesco, Christian le Haut-Savoyard à la table de mécolle le groumeur invétéré pour déguster un Chivas, sensé fêter le début du Brexit, apporté en caisson de dix flacons par Archie, authentique British souverainiste établi sur les bords du Lac de G’nève depuis deux lustres et demi… ben croyez-moi les gars, ça valait le détour. T’aurais vu Bobonne !

Elle a tenu à peine la moitié d’une plombe avant de r’fermer la lourde avec une rare violence.

Ça avait pourtant bien démarré. Archie nous avait vanté l’Empire britannique le temps d’un premier godet, au deuxième y s’était levé en braillant délicatement « God save the Queen », au troisième il prétendait reconquérir la Rhodésie, au quatrième, beurré comme un p’tit Lu, il a baragouiné un truc inaudible avant d’se précipiter aux cagoinces dans un râle d’agonisant.

Mimile, jamais en reste d’une connerie, en a profité pour imiter l’accent d’Archie et proférer sur un ton aussi sentencieux que Longchamp : Vôu, vôu souvenez de la décès de Lédi Daiana dans le tiounnel? Well ! Ce que la Qouine Lizabeth n’avait pas réussi à faire, Mercedes l’a fait.

Nos zigues on n’a pas eu le temps d’se bidonner. Archie, braguette et zigounette prenant encore l’air du large et k’avait entendu Mimile, s’est mis à hurler : « Bloody Hell ! you Ars hole ! » que l’on pourrait traduire par : « Mes chers amis qu’entends-je alors que je suis délicatement en train de faire uriner mon colosse dans la cuvette de votre lieu d’aisance ? Il me semble que votre anus souffre de quelque indélicate pustule obstruant singulièrement votre raisonnement. »

Du coup Mimile qui pige l’anglais comme moi le japonais d’avant Fukushima s’est tassé sur son siège tout en chopant la boutanche de Chivas par le col avant de lâcher « Exciouse mi maille lorde ! »

C’est l’ami Christian ka sauvé la soirée en saluant bien bas le Brexit et en lançant le babillage sur la comique présidentielle frouzienne et l’idée de « hautesavoyardexiter son département » germée dans le cortex d’ses potes d’Annemasse, avec un rattachement à l’Helvétie.

Julot, k’avait bu que deux ou trois gobelets, s’est mis jacter comme quoi l’idée n’était pas aussi nouvelle que son caleçon Calida, et que les conozots du Conseil fédéral de 1860,  protestants pour la plupart, avaient eu la trouille de voir tant de cathos déséquilibrer l’équilibre cultuel.

Y a eu tout-à-coup une molle dans la soirée (j’parle évidemment pas de Bobonne qui v’nait de rentrer… quoique !).

On avait éclusé les dix flacons, commandé trois taxis Hubert-Bonniseur-de-la Bath pour filer au pieu sans accroc les rhétoriciens et décidé que ce s’rait à l’eau d’Evian et à l’aspirine kon r’prendrait la converse sur le Brexit et le Haut-savoyard- exit.

Et ce fut tout pour la soirée.

Le Groumeur g’nevois.

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27/03/2017

La sémiologie à la franquette

De bleu, de bleu… !

J’adore tarabuster mes collègues frouziens à propos de leur élection présidentielle. Dès qu’touvres ton poste de téloche tu tombes invariablement sur neuf gugusses et  deux gugussettes ki briguent le poste du capitaine de pédalo. Et leurs arguments de campagne commencent furieusement à ressembler à l’exercice préféré des sodomites bonobos. T’en veux encore p’tit coup ? Non sans façon ? Allez, d’accord, un p’tit dernier pour la route, mais pas trop fort s’te plaît !

Remarque, les journaleux hexagonaux sont pas en reste eux ki savent plus quoi inventer pour tenir leurs télochespectateurs et leurs lecteurs en haleine fétide. Pas plus tard qu’c’taprème, sur BFM, y zont invité une sémiologue pas sémillante du tout pour lui d’mander son avis sur les logotypes et les symboles utilisés par les partis. Tudieu l’analyse ! J’en ai vu l’clavier de mon ordi aussi trouble que Pinochet zieutant sa femme de ménage ou Strauss-Kahn durant sa r’traite de Nafissatou Diallo.

Avant, les gonzes tentaient de découvrir c’qui pouvait bien y avoir de politique dans les jactances. Depuis vilaine lurette y z’y ont r’noncé.

Or donc, après cette digression hautement philosophique, j’vous disais qu’une sémiologue, parmi d’autres conneries, est v’nue nous dire le pourquoi et le comment de la rose bleue qu’a choisie la le Pen pour signe distinctif.

(Pour les ceusses k’auraient loupé un chapitre de l’histoire d’notre village, je rappelle que c’est Ferdinand de Saussure k’aurait donné ses lettres de noblesse à la sémiologie en la définissant comme la science qui étudie la vie des signes au sein du groupe social. A ne pas confondre avec l’ornithologie des poivrots qui étudiaient la vie des cygnes à la j’tée des Pâquis après une descente au Palais Mascotte.)

« C’est pas une bonne idée c’te rose bleue, qu’elle gueulait dans l’poste mémé la science. Chez les Grecs elle était signe de virginité, chez les socialos elle préfigure l’immense pétée de gueule aux législatives, chez Marine… »

De bleu, de bleu… ! J’ai raté la fin à cause d’mes amis frouziens qui barjaquaient comme des grenouilles de confessionnal en attendant l’absolution. Remarque qu’j’ai pas perdu au change quand Christian, un mec d’Annemasse a sorti de son falzard un pt’it carnet noir dans lequel ses potes et lui s’étaient amusés à un p’tit exercice de sémiologie pas piqué des cannetons (les hannetons nous ont assez emmerdolés comme ça).

J’vous livre ici les signes distinctifs des candidats tels que Christian m’les a dictés :

Macron : Une éjaculation précoce avant le roupillon.

Fillon : Bling bling sans Carla Bruni… mais avec Pénélope, hélas !

Hamon : Benêt d’Aval.

Mélenchon : le socialo cocufié

Le Pen : papa borgne, fifille presse… (j’ai pas osé)

Arthaud : la comète de balai.

Lassalle : la guerre des moutons n’aura pas lieu

Dupont-Aignan : Tintin et les Dupont haineux.

Asselineau : L’as du linoléum

Poutou :  Qui trop embrase, mal éteint.

Cheminade: La complainte du ramoneur

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui !

Le Groumeur g’nevois.

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