17/08/2017

Alors Julie, keskispasse dans notre bonne ville ?

 

De bleu, de bleu… !

Me voilà de retour des Amériques après un p’tit détour par le nord de l’Europe où y faisait presqu’aussi chaud que devant la mosquée de Tombouctou,

Dans mon dernier bloguinet je vous disais mes affres lors de mon premier jour au-delà de la grande gouille. Incapable que j’étais de trouver dans le fourbi que Bobonne m’avait savamment posé dans ma valoche un adaptateur électrique pour mon ordinateur. Mais c’est génial Niou Yorque ! Tu trouves tout ce que tu veux à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et j’ai pu rapporter à mon daron tout ce qu’il souhaitait – même ma note de frais -.

Bon ! Bref ! J’ai juste raté les feux dans la rade, la candidature de Maudet au Conseil fédéral ou, malheureusement y va s’faire dégommer par la blonde d’outre Versoix, les Juifs qui font trempette en marcels à Arosa et, probablement, quelques bricoles que vozigues n’avez pas manqué de commenter aux zincs des bistrots.

Bobonne m’ayant  gardé mes Julie soigneusement posées sur le guéridon du salon, j’me suis jeté sur la lecture comme une guêpe sur une tartine à la confiture de fraises des bois, une Amaudruz sur un permis de conduire ou un Barthassat sur une Harley.

Tudieu la déprime ! Eh dites donc les gars d’la rue des Rois, va falloir que vous exigiez des Bourbines (pardon : des gentils éditeurs Suisses alémaniques) qui vous dirigent un peu plus de place pour le rédactionnel. C’est une misère que j’avais dans les mains ! Vingt pages y compris les nières passés de caniculeà trépas, les promos et les réclames.

De bleu, de bleu ! Qu’est-ce qu’elle a la Julie ? Anorexique ? Trop de fer ? Il fut un temps pas si lointain où elle se déclinait en quatre cahiers de vingt-cinq pages, le tout pour un peu plus d’un balle.

Va falloir qu’on s’mette à groumer sérieusement et que nos politiques se remuent le popotin sinon nous n’aurons plus qu’à nous rabattre sur les  journaux d’à côté. Tu t’vois toi, lire à haute voix 24 Heures ou la Liberté de Fribourg dans un bistrot des Pâquis?

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois

 

 

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31/07/2017

Ségolène royalementgelée et les pôles

De bleu, de bleu… !

Envoyé par mon daron au-delà d’la grande gouille pour aller récupérer une idée amerloque de traversée d’la rade, j’ai failli piquer une crise. A peine installé dans mon estaminet californien avec chambre sur la piscine où s’ébrouaient deux gonzesses aux calebards aussi étroits que mes connaissances en arménien, j’ai vainement tenté d’introduire la prise de mon ordinateur dans la fiche électrique du mur. Que dalle ! Pas d’souci mon n’veu que j’me suis dit à moi-même dans la langue des canards (y avait plus de signes) ; prends ta trousse qu’ta préparée Bobonne ! Tu devrais y trouver tout l’attirail du parfait voyageur, du canif de la soldatesque aux fameux adaptateurs en plastoque qu’on trouve dans toutes les bonnes boucheries.

De bleu, de bleu… !

J’en ai sorti une quinzaine d’la trousse avec une petite liste amoureusement écrite par ma douce.

Pour le pays des Trumps tu prends le A ou le B, avec terre ou sans terre ( ?) (Franchement j’sais pas trop ce que vient fiche (électrique) la terre ici.)

Chez les Schtroumpfs européens, et pour quelques Africains tu prends le C qui pourrait aussi fonctionner en France si Macron n’a pas tout changé.

Dans le pays des vaches sacrées tu utilises le D. Tu peux pas t’gourrer, c’est celle qui a un point noir dessiné entre les deux bitognaux. (Un bitognal, des bitognaux)

Les E et F sont particulièrement réservés aux casques à boulons. Comme Angela Merkel, ils fonctionnent avec un clapet.

Le G, ah ! le G (Bobonne l’a écrit en rouge) quel orgasme que d’utiliser le G ! T’appuies dessus et tout s’illumine. Ces Rosbifs tout de même !

Fais gaffe à l’ H ! Il est coupant sur la tranche et ne s’utilise qu’en Israël.

T’auras pas besoin du I. Il ne sert que les Australiens et, d’ailleurs, j’ai pas été fichue d’en trouver un à la Placette.

Le J (ije) tu le connais. Nos zigues de Suisses on est les seuls dans l’monde à l’utiliser.

Chez les gonzes qui ont une p’tite sirène à poil dans leur joli port, tu lui branches le K ; tu verras l’effet !

Du côté des Italoches, c’est le L qui prévaut, le M c’est pour les Afrikaners et, enfin (merci Prévert), le N c’est pour danser la samba le soir à Copacabana.

De bleu, de bleu… !

J’viens d’passer une plombe à trier et j’suis pas foutu de trouver le fameux adaptateur de type A. Du coup j’vais devoir trouver un « Tool store » pas trop loin d’ma turne.

Ça m’fout dans une colère aussi noire que la rade dans la minute qui précède le feu d’artifice. Les Frouzes qui revendiquent le succès de la COP 21 et qui viennent de nommer la Gelée royale ambassadrice des pôles nord et sud, f’raient mieux d’faire activer l’adaptateur unique pour les pôles électriques, la même couleur pour indiquer les autoroutes, la conduite à droite unique, le même système de mesure et de vitesse etc. Là on d’viendrait vraiment écologique.

Sur ces entrefaites, je file à la boutique des outils en tous genres et j’vous laisse à vos occupations favorites.

A la r’voyure !

Le Groumeur genevois.

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15/06/2017

God save Michet ou les délices de l'actu

De bleu, de bleu… !

J’vous dis pas à quel point c’est chouettosse !

A la bourse des bonnes nouvelles le cours des marécages a encore grimpé. Tudieu mon n’veu ;  va falloir qu’on s’dégotte vite fait un nouveau calebard  pour la pêche aux lectrices de « Femina », un fusil à pompe pour donner un coup d’main aux p’tits cons qui assassinent leurs prochains et un contrat de mariage pour les parapentistes. J’t’explique :

C’était hier dans la salle d’attente (vachement longuette) de mon arracheur de dents d’la rue de Lyon. J’tombe sur l’hebdomadaire préféré de Bobonne et de ses copines. Femina ki s’appelle le canard. D’habitude j’y jette un œil aussi furtif que sur les talons aiguilles de Bribri Macron, mais là, j’en suis resté aussi baba qu’Ivana Trump découvrant l’Amérique. J’m’attendais, au pire,  à un cours de tricot du Larzac, à la confection d’un rôti à la mousse de bains ou à la nouvelle coupe de ch’veux de Nathalie Fontanet…  Que dalle ! Sur une dizaine de pages on m’a tout révélé sur la veuve poignet masculine, sur la beauté mystérieuse de la veuve clito, sur les missionnaires chopant des levrettes et sur les joujoux à jouir dehors ou dedans.

Y dorment ou quoi les défenseurs de la morale et les proques d’la république ?

Encore mieux : L’autre soir à Meyrin, dans le parking du centre sportif, y a un jeune gonze ki devait en avoir marre de sauter les haies en cuissettes, il a tenté (et réussi) la carambole d’un rival avec une bagnole suivie d’une roulade sur corps allongé. Un vrai chef-d’œuvre qui f’sait suite à la joyeuse prise de becs d’un couple de Lusitaniens ka fini à la morgue.

Mais le pompon d’la s’maine j’lai lu dans un boulevardier et découvert du même coup un nouveau mot : Le trouple.

Le trouple, ce sont trois gonzes (gay, gay, gay marions-nous !) dont l’union vient d’être célébrée officiellement en Colombie. Si, si ! Avec alliances, paperasses et tout l’bizenesse. Un vrai poème sorti tout droit de la littérature sodomique. Faut dire qu’un des membres du trouple s’appelle Victor Hugo Prada qui, à la sortie de la mairie, s’est écrié : «Nous voulions officialiser notre foyer, notre famille. Il n'y avait rien de solide légalement qui nous reconnaissait en tant que famille ».

Tu vas voir que dans quelques lustres on va célébrer l’union des nécrophiles avec leurs cadavres préférés, des mamies avec leurs caniches nains et des philatélistes avec leurs colombes de Bâle.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

11:23 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |