20/03/2017

Zont même réussi à lui couper la queue

De bleu, de bleu… !

Morte de rire Bobonne c’matin ! « Tiens, aujourd’hui tu peux inviter Julot ! » qu’elle me jette avec ce sourire narquois que même la grande Sarah Bernhardt n’aurait pas osé arborer devant son amant « Docteur Dieu ». « T’as vu la dérouillée ka prise son pote Freysinger ? » qu’elle ajoute avec ce sourire badinguet que n’aurait pas osé arborer Hugues Quennec devant les supporters du Servette.

Bon, d’accord, Julot est un peu UDC sur les bords de son slip kangourou mais d’là à se foutre de son trognon…

Cela dit, sitôt dit, sitôt fait, j’prends mon bigophone et j’invite Julot pour l’apéro. Cécolle déboule une plombe plus tard sous le regard à peine goguenard d’une furie qu’aurait ses ragnanas.

« Quels cons mes compatriotes ! – éructe-t-il dès le seuil de la porte franchi – Non mais t’as vu par qui ils l’ont remplacé ? Un scout pubère ! Un gentil pipeau ! Un gendre imparfait ! Un premier communiant ! Un Valesco du bas d’la chaussette ! … »

Un tsunami, j’te dis. Bobonne et moi, on a dû l’arrêter en lui servant un pastaga sans flotte.

A peine remis de ses émois premiers, Julot a r’mis en branle son clapoir et on a eu droit à un vrai récital. J’vous le résume : Kèsski vont s’emmerdoler sans Oskar et sa queue de jument endimanchée. Kèsski vont r’gretter ses drapeaux du Reich, ses maudits minarets, ses chants martiaux savièsans, ses poésies d’ado, ses costards Pas-rmani, ses vieux pulls Pas-Lanvin… Kèsski vont bien pouvoir se foutre sous la plumette les journaleux du Nouvelliste ? le mec Favre ? L’a l’air aussi rigolo qu’un trombone à coulisse ki coulisse plus à cause d'la rouille à bouillabaisse.

Bref ! La converse a vite tourné au monologue et l’a fallu que ma trois-quarts le foute à la lourde (je dis ma trois-quarts plutôt que ma moitié parce qu’elle a pris un peu de poids ces derniers temps, Bobonne).

Rebref ! L’avait l’air encore plus furax quand j’ai osé lui dire que les mômes des écoles seraient vachement contents de l’retrouver. Après la réussite du recyclage Cleusix à Saint-Maurice, y s’pourrait bien ki se retrouve à Ritzingen en Oberwallis.

L’est parti sans jacter l’Julot.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur g’nevois

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17/03/2017

Le poulet et le bancomat

 

De bleu, de bleu… !

Y a pas longtemps, dans un de ces bloguinets ki font ma joie quand j’les ponds (comme j’suis pas trop bégueule, j’me contente de peu) je vous parlais de mon copain Julot, ancien fonctionnaire valesco ka pris sa r’traite du côté de Carouge. Ce matin, à la Queue-d’Arve, il est v’nu entonner avec moi le chant des groumeurs. Tout y est passé, de Mc Sornette à la môme Gousse-mais-jolie ka r’çu quarante mille balles pour sa déception, de la bonne-main offerte par Berne aux r’traités avec un petit détour par le Stade de G’nève et l’événement à pas rater : le match au sommet du fotteballe, Suisse-Lettonie.

Jusqu’à c’passage la conversation filait bon train, mais c’est à c’moment-là que l’ami Julot n’a pu s’empêcher de sortir l’une de ses citations qui vous trouent le popotin : « Les flics, ça a deux façons de s’bagnauder, ou ils roulent les mécaniques, ou ils pètent de trouille ! »

Ça paraissait tellement définitif et incongru que j’en suis resté comme deux ronds de Flamby quand il annonce qu’il s’ra pas candidat. Tu parles de quoi ?

« Non, mais tu vis sur la cour ou quoi ? – T’as pas lu ? »

Et là, Julot s’est lancé dans une diatribe que même un litre de Fendant de Fully n’aurait pu interrompre. Y m’a d’abord raconté l’histoire du poulet bourré qu’aurait chouté une gosse de douze balais dans la rue principale des Haudères. Paraîtrait que la populace du coin, l’Eglise, et la commune lui garderaient toute confiance. Normal : la môme est G’nevoise et on s’demande bien c’quelle et ses parents foutaient en Valais durant les vacances.

J’dois avouer que l’histoire m’avait échappé. Par contre, quand Julot, entre deux hoquets de franche rigolade, m’a d’mandé ce que je pensais du bancomat d’la rue d’Genève à Chêne, j’ai pas pu m’empêcher de m’ reservir à boire pour m’fendre le trognon avec cécolle. Pour ceusse k’auraient raté l’épisode, une banque aurait décidé de placer un bancomat juste à côté du poste de police. (Police : Corps d’agents chargés de faire régner l’ordre et protéger les citoyens.)

Et Julot de s’enflammer : « Comme t’as lu comme moi le canard vaudois du matin, tu vois bien ki pètent de trouille les uniformés quand ils écrivent à la cheftaine ki veulent pas de bancomat près d’leur poste. « Trop dangereux – qu’il a dit le mec Baudat, un délégué syndical de la maison poulaugrain – et surtout la nuit, quand il fait noir et qu’on est tout seuls au poste.»

De bleu, de bleu… ! C’est vrai ça, un bancomat c’est comme un terroriste de Daech, ça peut même attirer des malfrats et des Imams radicalisés en goguette. Allez Monica ! Un pt’it effort. Demande un peu de pognon à Maudet et transfère le poste de Chêne dans les bois de Jussy. Là-bas, à part les lapins de garenne et les cochonnets d’la levrette, y a pas grand risque.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur g’nevois.

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12/03/2017

Outre Versoix

 

De bleu, de bleu… !

Y s’passe pas un jour sans que nos amis politicards d’outre Versoix nous inventent quelque nouvelle faribole. C’est à croire que leur pinard du Lavaux recèle des vertus inconnues jusqu’ici. P’têtre bien que ce sont les nouvelles sulfates qui leur font perdre leur légendaire torpeur.

Tu vas voir ki vont remplacer leur fameuse devise : « Méfiance, méfiance… prudence, prudence ! » par « A fond les tracteurs ! » Tiens, l’aut’jour, j’ai vu Broulis, l’acropolien d’la Palud, nous vanter à la téloche, les millions de visiteurs ki vont s’précipiter au nouveau « Pôle muséal » d’la gare de Lôzane dès ki s’ra construit. Désormais y aura deux trucs à voir dans ce coin-là : le lard du Comptoir et l’art du Quai d’la gare.

C’matin c’est encore pire ! De bleu, de bleu… ! Reviens vite Brélaz, y savent plus c’ki font!

Or donc, c’matin, enfoui dans les coussins de mon thé-rhum préféré, et après avoir débarrassé mon canard du dimanche des vingt-sept kilos de pub encartée qui l’encombraient, j’me lance dans la lecture du dit canard, pleure un bon coup sur la défaite des p’tits gars de Mc Sornette en hockey, en rigole un autre sur la quieutée des p’tits gars de Malley et m’étouffe avec mon croissant en découvrant la super idée de la blonde Moret, conseillère nationale de son état second.

J’vous résume : Avec le réchauffement climatique, la neige arrive plus tard aux Paccots, du coup faudrait voir à décaler les vacances scolaires et les allonger pour que les entrepreneurs de tire-fesses puissent gagner un peu plus de pognon.

C’est pas con, hein ? Dans l’temps y avait bien les vacances de patates pour que les mômes puissent donner un coup de main à la ferme.

Mécolle j’pense qu’en s’remuant encore plus ses neuronettes, la « guilluppe » Moret aurait pu proposer plus simple. Ya plus de neige en décembre ? Tu déplaces Noël et le Nouvel-An un mois plus tard. Y a plus d’neige en avril ? Tu déplaces Pâques en février et tu groupes les vacances des mioches. Même topo pour sauver les piscines publiques : y a du soleil en mai et en juin, tu mets à mi-temps la scolarité en supprimant définitivement les branches inutiles.

Dis donc Moret ! T’as pensé un  peu aux môme avant de penser aux subventionnés ?

C’est comme les sessions des chambres, faut être un peu conozots pour les placer en jours ouvrables hors été ; m’est avis qu’on pourrait les grouper en juillet et en août, ça renforcerait la fréquentation des troquets bernois et l’extrême imagination des édiles.

 

Le Groumeur genevois.

10:00 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |