02/03/2017

L'aurait besoin de Tricounis, l'Fillon.

 

 De bleu, de bleu… !

Y s’passe pas un jour sans que mes potes de la Queue-d’Arve et mézigue, flamberges au vent, on se foute (gentiment) de la gueule de nos copains franchouillards. L’hexagone n’est plus une figue géométrique, c’est dev’nu  un sketch de Coluche.

Faut dire qu’ils les accumulent nos voisins du galetas, depuis Mitterrand et sa gonzesse cachée, Sarko et ses bonnes femmes, Hollande et son Solex, Valls et son 49.3, Hamon et son rev’nu universel, Mélenchon et son hologramme, v’là maintenant Troudballe, pardon, Fion, pardon, Fillon (ouais j’avoue, celle-là n’est pas terrible mais elle me fait marrer).

Or donc,

Y s’accroche le bougre ! C’est Monsieur Propre tout sale qui dénonce les produits de lessive.

« Si j’suis inculpé, j’me présente pas » ki disait.

« Si j’suis inculpé, j’y vais quand même ».

« S’ils me tuent, j’irai aussi ».

De bleu, de bleu… ! Si t’es ses assistants parlementaires comme la môme Pénélope et les gamins Fillon, tu t’dis qu’avec un père comme-ça tu peux varapper le Salève sans Tricouni.

(Pour ceusse un peu jeunots ki connaîtraient pas Tricouni : un excellent grimpeur italien qui inspira Genecand, grimpeur genevois, qui fabriqua une chaussure d’escalade à ce nom.)

Y lui faut quoi au ténébreux à sourcils, au Grégory Peck  de la Sarthe, au Fangio du Mans pour piger que sans Tricouni tu peux pas te farcir la Fil ou Face (arête du Salève) sans risquer d’t casser c’ki sert de tronche ?

Mais bon, comme dit mon copain Christian du pays d’Gex : « Vous les G’nevois, vous n’y comprenez que dalle !  Nous autres on est des révolutionnaires et tu verras qu’à la fin, avec ou sans Tricouni, avec ou sans morale politique, on l’aura notre Fillon… et bien profond ! »

Sacré Christian !

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Goumeur genevois

11:13 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

27/02/2017

Mettan-psychose

De bleu, de bleu… !

J’aime bien le titre de ce bloguinet. Y m’est v’nu tout seul, comme ça, dès potron-minet alors que prenais mon ristrette en compagnie de la Julie et que j’y lisais les tourments de Windish (Ki croit plus à rien) et ceux de Mettan (Ki croit qu’en Poutine). Pour ceusse d’entre vous qu’auraient pas pigé, la métempsychose est le terme savant de réincarnation, un mot qui colle tout juste aux gars Mettan et Windish. Le primsse a un p’tit kékchose de Lénine mâtiné de Saint François d’Assise, le deusse est carrément Louis II de Bavière croisé de Kafka.

Or donc que reproche-t-on au gars Guy ? D’avoir reçu une breloque de Poutine ? Oui et alors ? Pierre Aubert le Neuche socialo a bien reçu la Légion d’honneur. Et rendons à Mettan c’qui est à Mettan. Contrairement à ses détracteurs y va jusqu’au bout de ses convictions et y s’avance pas masqué. Tiens ! T’as qu’à lire son blogue de défense. C’est plutôt convaincant.

Quant à l’Oueli, ça vaut p’têtre la peine de s’pencher sur certaines de ses thèses (pas celle où il sort les violons pour passer la brosse aux « médiaskipromotionnerontsondernierbouquin ») mais sa plaidoirie pour Poutine,  entendue ce ouikinde, est frappée de bon sens. Tézigue tu préfères qui pour te battre contre les chinetoques ou les trumpettistes ? Hollande le niolu ? Mugabe le dingo ? Jean-Claude Juncker alias trois décis? Moscovici dit tankiadupognonyad’lespoir? Tsipras dit kanyaplud’pognonyaleurope?

Comme dirait Bobonne : « Faut pas trop parler aux cons, ça les instruit. »

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois

10:27 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

23/02/2017

La présidentielle pour ceux qui causent g'nevois.

De bleu, de bleu… !

Un lecteur attentif aux dérives de ma langue de groumeur patenté me défie de rédiger un blog, sur la présidentielle française, en parler genevois pur sucre XVIIIème s. Chiche ? Je place entre parenthèses les traductions.

J’me régale à la lecture des canards franchouillards. V’là que Baban (le grand Dadais) Bayrou vient de faire alliance avec Cafiot (le nabot) Macron ; les deux nières prétendent que ça va bouguillonner (remuer) la campagne présidentielle. Déjà qu’elle était tout de bisingue (de traviole) et que les alangués (babillards) de la téloche amprogeaient (récitaient une kyrielles d’allemandages (commentaires de style commérage). Tudieu le bousin (lieu mal famé) qu’est dev’nue la môme France-la-bourdiffaille (un peu zinzin). Hier et aujourd’hui tu pouvais changer de chaîne toutes les minutes sur le TNT (transmetteur des nouvelles télés), t’étais sûr de tomber sur Baban ou Cafiot. Même chez Dame Elkrief tu pouvais palper les agnettes (t’en avais pour ton argent) ; ça barjaquait (causait) dans tous les sens, mélangeant la caçibraille (canaille) des vilains quartiers « qu’on allait sécuriser » au « nettoyage du boiton » (écurie) que s’rait devenue l’Assemblée nationale. J’suis même parti à cupesse (à la renverse) tellement j’me fendais la geule qund j’voyais Cafiot ouvrir les bras « à la Grand Charles »; du coup j’me suis ébriqué  (abimé) l’fion  .

Mézigue j’aime bien Baban (mairdePau). Y m’fait penser au grand dadais qu’on remarque dans les pièces de boulevard. L’est idéal en cocu magnifique. Vingt ans d’échecs, toujours simple ! Un véritable armolau (gagne petit) qu’aurait l’espoir de gagner trois tunes à la roulette. Ouvre tes esgourdes tu l’entendras débloter (dire des conneries).

J’aime moins Cafiot. Toujours bouguillon (il remue sans cesse) Avec sa blonde, y paraissent tous les deux des branlettes (tiges de ciboule) qu’on aurait mises dans un cassoton (petite casserole) trop chaud. Cécolle, tu lui donnerais le Bon Dieu sans ki passe à con-fesse ! Propre sur lui, invoquant Jeanne (d’Orléans) et Jésus (mon concierge).

Or donc, la présidentielle pour élire le coq qui pourra chanter les pieds dans la gadoue (j’avais un autre mot), ressemble à une vraie chaple (tuerie). Sont tous en train de se chigougner (bagarrer) ou de jouer à la vicelarde clicli-mouchette (jeu d’enfants pas sages qui se joue dans l’obscurité). Tous des niolus (simplets) qui visent à ressembler à une tralée (multitude) d’énarques (membres d'un club très chic produisant des déficits chroniques) qui auraient confondu Ségolène avec une tire-gouine (mauvaise viande).

Bon, ce s’ra tout pour aujourd’hui ; y a Bobonne ki m’dit de chader (me grouiller) la longeole bien diotue (ferme) est servie ! J’y cours sinon elle va péguer (enrager).

Le Groumeur g’nevois.

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