04/03/2017

Bonne fête Fillon!

 

 De bleu, de bleu… !

Y a l’inénarrable Mimile qui vient de débarquer et v’là Bobone ka préféré s’tirer faire les commis. L’avait à peine franchi le pas d’porte ki gueulait déjà: « T’es au courant que demain c’est l’anniversaire de Fillon et qu’il a prévu une p’tite sauterie au Trocadéro ? » Et là, y s’est emballé Mimile, tandis que j’lui servais un vieux reste d’une bouteille de Perlan qu’il m’a praticosse arrachée des mains. Y m’a raconté c’qui suit (du moins je crois) :

« Or donc, demain c’est le 4 mars et Fillon va rassembler sa p’tite famille pour célébrer ses soixante-trois balais. Comme y se sentait un peu seul dans sa turne-manoir du Mans avec Pénélope-la-loquace et ses cinq assistants mouflets, y s’est-dit qu’il pourrait convaincre quelques potes restés fidèles de v’nir au Trocadéro déguster le fameux gâteau au gloubi-boulga. »

Comme j’m’enfonçais dans une purée d’incompréhension, Mimile, plein de pitié pour mézigue, m’a servi une rasade de vinasse et a bien voulu m’expliquer tout en maugréant : « Ta comprenaille s’arrange pas avec l’âge ! »

« Faut qu’tu saisisses que le mec Fillon est un catho plutôt conservateur ka pas vraiment digéré Vatican deux. Y voit des symboles partout , tu me suis ? et quand y voit pas de symboles, y s’met à entendre des voix. Macron est christique, Fillon est vierge d'Orléans,  tu m’suis toujours ? » Là j’avoue que j’étais un peu paumé et k’jai osé une question sur le Trocadéro et le goubi-gouba.

« Tézigue quand tu veux pas, tu veux pas comme dirait c’con de Fucius, j’t’éclaire :

Le 4 mars c’est la Saint Casimir un roi polack du XVe siècle atteint par les sondages sur sa santé après une bataille perdue et à qui les toubibs recommandaient une dose de prostipute pour guérir ; fier comme bar tabac, y préféra crever plutôt que d’s’y résoudre. » Mécolle, pour pas avoir l’air trop pomme, j’ai fait mine de comprendre la symbolique prostipute=Juppé et laissé Mimile à sa démo tout en lui disant que j’voyais toujours pas où ranger le bougabouga.

« Casimir, mon n’veu, c’est un héros pour les mioches ki r’semble comme deux gouttes de flotte à Fillon ; tiens-toi solidement à ton cruchon, tu vas voir que son gâteau est un vrai programme de présidentielle. Y t’faut de la confiture de fraises  - avec tous les glandus qui veulent montrer la leur à la téloche t’as ce ki t’faut – des bananes mûres bien écrasées ,– avec les donzelles entre quatr’âges ça dv’rait l’faire -, du choc râpé, - y d’vrait y avoir Larcher – quelques anchois premiers (choix) et une saucisse de Toulouse, - y voulait Morano mais elle est prise ailleurs, - j’espère qu’elle aura un orgasme. »

Incorrigible Mimile, avec lui, faut qu’les nanas tournent en eau de boudins.

De bleu, de bleu… ! A la troisième bouteille de Perlanche, y bavait son explication, tu te s’rais cru aux Halles de Rive un jour de promo pour la bidoche. Y m’a définitivement percé le ciboulot quand y m’a enfoncé dans les esgourdes  le dernier symbole, le fameux Trocadéro.

« Fillon y croit encore dur comme fer ! Y s’prend pour Ferdinand VII, un roi frouze débarqué du trône ibère par les Espingouins et k’en appela aux troupes du duc d’Angoulème qui prirent le fort et le bled de Trocadéro pour remettre Ferdinand sur la cuvette ».

« Tu piges, la Groume ? ».

J’ai dû mon salut à l’arrivée de Bobonne et à la fuite de Mimile ki m’a jeté une ultime licence poétique : « Tu vas voir demain ! Saint Casimir, Ferdinand et le gloubi.boulga vont faire des miracles… ! »

Gai, gai, gai, marrons-nous ! Bonne fête Fillon.

 

Le Goumeur g’nevois.

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03/03/2017

Sauvez Barthasse!

 

 De bleu, de bleu…

V’là qu’les niolus et les journaleux cherchent des noises au mec Barthasse. Fait pas bon être péouse par les temps qui courent, même quand le péouse en question est dev’nu Conseiller d’Etat.

Mécolle j’les aime bien les Barthasse, surtout un avec qui j’ai fréquenté les bonnes écoles cathos et qui nous bassinait avec les récits de Compesières et sa commanderie, et son Saint Sylvestre, daron de l’église, et ses patati et bartassat. On avait beau lui dire qu’on s’en tamponnait les cardons et les cuisses de poulettes, il insistait cézigue « Vous n’êtes que des rabat-joie, des Jean foutre… ! »

J’me suis vengé un dimanche à l’heure de la grand messe sur le stade de fotteballe voisin. Une piquette on leur a mis aux chevaliers de la commanderie. Il l’a un peu moins ramené son ratelier. L’est même dev’nu carrément le bon nière quand y nous a invités à la ferme pour bouffer des abattis de cochon que son père v’nait de tuer avec un solide coup de marteau entre les deux yeux. Un de nos potes a dégobillé, un autre a eu un semblant de vertige et moi, lâche comme un perdreau qu’aurait appris que la chasse allait s’faire au lance flammes, j’ai prétexté un rendez-vous bidon avec ma mère sur les quais d’Versoix.

Au fait j’en étais où ?

Ah ouais ? Barthasse. Tudieu comme ça vole bas dans la mare aux canards !

Pour la comm..unication mon vieux Luc, va falloir appeler Piccard à la rescousse, cézigue c’est le seul mec capable de vous enphysiquer  n’importe quel  suppositoire à idée dans c’ki t’reste de cervelet après quatre trépanations et un stage chez les Vieux Grenadiers.

Non mais t’as lu sa prose. « J’voulais faire mes paiements à la poste avant de partir me faire bronzer la tronche et j’avais plus rien dans ma fouille… le faisant j’ai sauvé la dite poste. »

Comme dirait le mec des Marquises : « Faut vous dire que ces gens là M’sieur, on touche pas aux éconocroques.. on d’mande des avances… on compte ».

Perso j’trouve ça assez balèze comme raisonnement. Sont comme ça les péouses de l’ancien Duché d’Savoie ; faut toujours une réserve de foin, des fois qu’les aristos d’la rue des Granges voudraient refaire le coup d’la marmite sur leurs gueules en leur ponctionnant des impôts sur les « moissonneusesbatteuseskifontleboulotdesouvriers ».

Ben mon colon, y nous reste un geste à faire en priant Julie, la nanette de l’éponyme, qui fait la quête pour ses bonnes œuvres juste avant la Nativité, de lancer une action : Sauvez Barthasse ! Sauvez la poste !

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur g’nevois.

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02/03/2017

L'aurait besoin de Tricounis, l'Fillon.

 

 De bleu, de bleu… !

Y s’passe pas un jour sans que mes potes de la Queue-d’Arve et mézigue, flamberges au vent, on se foute (gentiment) de la gueule de nos copains franchouillards. L’hexagone n’est plus une figue géométrique, c’est dev’nu  un sketch de Coluche.

Faut dire qu’ils les accumulent nos voisins du galetas, depuis Mitterrand et sa gonzesse cachée, Sarko et ses bonnes femmes, Hollande et son Solex, Valls et son 49.3, Hamon et son rev’nu universel, Mélenchon et son hologramme, v’là maintenant Troudballe, pardon, Fion, pardon, Fillon (ouais j’avoue, celle-là n’est pas terrible mais elle me fait marrer).

Or donc,

Y s’accroche le bougre ! C’est Monsieur Propre tout sale qui dénonce les produits de lessive.

« Si j’suis inculpé, j’me présente pas » ki disait.

« Si j’suis inculpé, j’y vais quand même ».

« S’ils me tuent, j’irai aussi ».

De bleu, de bleu… ! Si t’es ses assistants parlementaires comme la môme Pénélope et les gamins Fillon, tu t’dis qu’avec un père comme-ça tu peux varapper le Salève sans Tricouni.

(Pour ceusse un peu jeunots ki connaîtraient pas Tricouni : un excellent grimpeur italien qui inspira Genecand, grimpeur genevois, qui fabriqua une chaussure d’escalade à ce nom.)

Y lui faut quoi au ténébreux à sourcils, au Grégory Peck  de la Sarthe, au Fangio du Mans pour piger que sans Tricouni tu peux pas te farcir la Fil ou Face (arête du Salève) sans risquer d’t casser c’ki sert de tronche ?

Mais bon, comme dit mon copain Christian du pays d’Gex : « Vous les G’nevois, vous n’y comprenez que dalle !  Nous autres on est des révolutionnaires et tu verras qu’à la fin, avec ou sans Tricouni, avec ou sans morale politique, on l’aura notre Fillon… et bien profond ! »

Sacré Christian !

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le Goumeur genevois

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