20/02/2017

Retour au turbin

De bleu, de bleu… !

Le retour au turbin après une virée de quatre jours au Chinaillon n’est jamais chose facile. D’abord t’es pris dans une cohue de bagnoles qui montent et qui descendent, ensuite, quand t’arrives, t’échappes pas aux sempiternelles questions : « T’étais où ? T’as eu l’beau ? »

Avant même que t’aies pu en placer une, tu apprends tout de tes interlocuteurs sur le manque de neige aux Gets, la colique néphrétique du cadet, la permanente de l’épouse, le pneu crevé sur l’pont d’l’Aubonne et la cherté d’la raclette à Verbier.

Enfin tu t’aperçois que ton burlingue est dev’nu un véritable foutoir. Ta plante est à l’agonie, vitriolée par un restant de pastaga, la photo de Bobonne n’est plus à la même place et tes chers collègues, en ton absence, t’ont rousti  ton agrafeuse, ton papier Q, tes crayons HB 2 bien aiguisés… et déposé des piles de documents sous un post-it sur lequel tu lis ces mots enchanteurs : « Salut ! Si tu peux j’ter un œil et rédiger un p’tit rapport pour le patron. A mon tour de partir en vacances,  j’ai vraiment pas le temps. Tchao !»

Or donc ce lundi matin, à l’heure de la cafète, entre huit heures et dix heures, histoire d’me r’mettre au turbin,  j’ai lu, avec délectation, les tribulations des candidats aux élections au Conseil d’Etat valaisan, chères à tous mes potes Valescos qui crèchent à G’nève en attendant la r’traite. 

De bleu, de bleu ! vaut mieux pas  les chatouiller sur l’sujet. Sont frileux comme un réfugié angolais chez les Inuits !

J’ai voulu m’y risquer auprès d’Jean-Pierre, d’Isérables  et d’Ambroise, de Branson, eh ben j’me suis pris une volée d’adjectifs et de substantifs qu’auraient parfumé un clodo  et, en forme de quittance : »Toi, la Gueule Elastique, on t’a pas sonné.

Et quand t’insistes en leur causant du candidat Christian Barbelé le déplumé, le gonze « famille-église-patrie » brillant chasseur d’animaux à poils qui tire son coup plus vite que Freysinger tire sur sa queue d’jument, y s’mettent dans tous leurs états.   

J’avais eu les mêmes remarques désobligeantes quand j’m’étais foutu de leur gueule lors d’l’histoire du gypaète barbu.

« Je l’ai abattu en plein vol, mais je croyais qu’il s’agissait d’un ovni ; il avait même une marque blanche sous le poitrail, ça ne pouvait pas être un oiseau. » avait plaidé le vieux fusil.

Tiens à propos d’animaux à poils, y a un nière qui vient d’se payer une louve dans le Val d’Anniviers. Tu vas voir, quand on l’aura chopé, qu’il va jurer ses grands Dieux qu’il était en état de légitime défense et que l’animal portait une kalachnikov en bandoulière.

Et pis y zont un nouveau gonze en basse terre valaisanne, ret’nez bien son nom car il va forcément faire causer d’lui dans les mois à venir ; Yannick Délitroz qu’il s’appelle, « Des litres en trop » comme l’appellent certains méchants collègues, un prof un peu déjanté qui blogue sur ioutioube en calosses. Moitié Guignol, moitié Constantin de la porte d’Octodure et des idées bric-broc. Y vient de réunir ce ouikinde dernier quelques joyeux drilles sur la place du Scex(e) à Sion pour dire à son chef de département qu’il est temps de dégager.

M’est avis kil va pas être choisi pour reprendre un jour la place du Cleusix de Leytron.

Heureux pays que la terre tant aimée par Franz Weber !

 

Le groumeur genevois.

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16/02/2017

Pénélope et le canard

De bleu, de bleu… !

Si vous lisez mes chroniquettes vous aurez fait la connaissance  de mon voisin Julot, le roi de la formule.  Hier soir (Bobonne jouant au rami au Café de la Pointe avec ses amies des TPG),  il est venu m’rendre visite et nous nous sommes mis à siroter un aligoté bourguignon pas dégueu. Au hasard des lieux communs et des babillages stériles, on a réussi à évoquer un truc plutôt rigolo ; l’affaire du roi François de la maison Fillon

 « De Dzou – kil m’a dit – le Julot, j’suis sûr que tu t’souviens plus d’tes cours d’histoire en 3ème à Calvin.  Tu vas voir c’est à s’pisser parmi, tout est dans la mythologique mon poteau : Coute bien ! Pénélope est un nom grec signifiant « Canard sauvage ». On raconte qu’un zig appelé Nauplios aurait voulu venger la mort de son fils, tué par Ulysse, le mari de la Pénélope, en lui annonçant sa mort. Tu me suis ? – Mécolle j’avais le clapet fermé, impatient d’entendre la suite – Bref ! Ni une, ni deux, la pôvre Pénélope, désespérée, se fout au Lac et ne doit son salut qu’à une famille de canards sauvages. Ça te troue l’cul hein ? »

Ouaips ! – ai-je rétorqué - Le seul truc qui cloche dans ta mythologie de  l’histoire Fillon, c’est que c’est un canard enchaîné qui a dégommé la gueuze et non un canard sauvage qui l’aurait sauvée du naufrage.

« T’oublies l’essentiel ! C’est pas Pénélope qu’est visée, c’est Ulysse. Et si tu t’souviens bien il a dû s’attacher au mât pour ne pas succomber au chant des sirènes de police et a fini trucidé par Télégonos, patron des journalistes de téloche ».

Du Julot tout craché quand il a conclu sa démonstration, tout en sirotant un dernier verre,  par ces mots : «  J’ai un peu arrangé la fin mais t’avoueras que si la mythologie dit vrai : Le canard aura finalement sauvé Pénélope des pattes d’Ulysse qui va s’faire dégommer par Télégonos et Médiapart.

Après ce chef d’œuvre de logique prémonitoire,  on a attaqué une autre discutaille avec ces mots introductifs de Julot: «  T’as vu Armstrong, jamais dopé, rien dans le pipi, rien dans les reins, tout dans les coucougnettes. Eh ben les Amerloques lui réclament cent millions de dollars ».

Heureusement j’ai été sauvé par Bobonne qui v’nait de se pointer au logis en criant :

« La voiture balai va ramasser tous les poivrots, dopés à l’Aligoté ou pas. Ouste ! du balai. »

Et ce sera tout pour aujourd’hui.

Le groumeur genevois

13:01 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

12/02/2017

La téloche "veuve poignet"

De bleu, de bleu… !

J’ai beaucoup hésité sur le titre présidant à ces quelques lignes. La paraphrase étant à la mode, j’me suis dit qu’emprunter les chemins tracés par Rostand dans Cyrano serait une bonne manière de ne pas choquer le lecteur ou, au contraire le rendre viscéralement mal à l’aise. Or donc, empruntant à la tirade des nez, voici les titres que j’aurais pu choisir :

« A propos de la télévision actuelle on pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.

Agressif: Moi, Monsieur, si je faisais une telle télé, il faudrait sur le champ qu’on la nommât masturbatoire.

Amical: Mais elle doit plaire sans doute, l’audimat la rendant propre au plaisir solitaire.

Descriptif:  La télé? C'est un acte primitif, c’est une jouissance égoïste, que dis-je égoïste, c’est du pur onanisme. »

Mais voilà ! Je ne suis qu’un groumeur g’nevois que n’aurait pas renié un supporter d’UGS ou de Carouge. Du coup, la veuve poignet pour décrire cette propension à faire des programmes populo où Drucker, non content de dire MOI JE, invite ses nièces et les animateurs des chaînes amies ou concurrentes, où les animateurs des chaînes amies ou concurrentes invitent Drucker pour parler de son spectacle, où Ardisson invite Boccolini qui invite Arthur, qui invite Nagui, qui invite Pujadas, qui invite Ferrari, qui invite Dave, qui invite Duconla joie…. Du coup disais-je, le PAF franchouillard commence furieusement à ressembler à l’étang de Narcisse.

Oh ! que t’es beau, oh qu’tes bon, oh ! que t’es génial. Tu r’prendras bien une p’tite turlute. Non pas besoin, j’viens de pratiquer la veuve poignet.

De bleu, de bleu… ! Y a que notre téloche romande qu’a pas (encore) sombré dans la masturbation. Dieu nous en préserve !

Bon c’est vrai qu’il nous reste Arte mais qu’est vachement difficile à placer dans la conversation !

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois.

09:46 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |