06/02/2017

FC Sion. Le cul au goulot.

De bleu, de bleu… !

Mézigue peinard dans mes charentaises, Bobonne à la cuistance pour une longeole de derrière les Charmilles, et v’là mon copain Julot, ancien fonctionnaire valesco ka pris sa r’traite du côté de Carouge qui vient me frapper la tocata à la lourde. « Va ouvrir feignant ! » qu’elle m’hurle dans les esgourdes la daronne. « Tu vas pas me croire – ki m’dit cézigue – tu sais où j’étais c’wik ande ? J’suis retourné dans ma vallée pour aller voir la tronche des sept mille poireaux qui soutiennent la choucroute annuelle du fotteballe Sion. Au bout d’une vingtaine de minutes, à ma table, toutes les bouteilles avaient le cul au goulot ».

Il est comme ça Julot. Il aurait pu faire la pige à Audiard lui-même. Les expressions les plus triviales sortent de ce qui lui sert de râtelier au moment où vous vous y attendez le moins. « A propos de cul au goulot - ki m’a dit -, t’aurais pas une topette qui aurait le cul au bon endroit ? Bobonne m’a jeté un œil en forme de lance-flamme quand, m’acquittant de mon rôle de puissance invitante un peu forcée, j’ai débouché un Perlan (pris) (vanne primesautière d’un restant de potache) tout exprès de ma cave blanche qui trône dans la cuisine.

Au deuxième flacon, on est passé à table à côté de tata ronchon qu’en a marre de voir s’radiner les potes de son vieux à l’heure de la bectance. Et là, pendant deux plombes, y nous a conté sa soirée octodurienne dans les moindres détails. Et Constantin par ci, et les m’as-tu vu par là, et les mecs en costard, et les gonzes endimanchés premiers communiants, et les nières qui voulaient être sur la photo et ceux qui cachaient leurs gonzesses adultérines. Quand je lui posé la question d’la vedette de la soirée, Jamais le De bouze, y m’a répondu aussi sec : « L’est pas venu, l’était constipé ! Tu parles d’une bouse ».

Bref ! On s’est bien marré. Bobonne s’est quand même vengée sur le palier quand y s’tirait en lui jetant : « Dis voir Julot, t’es au courant que le lendemain ton FC Sion s’est pris une déculottée à Berne ?».

De bleu, de bleu… quand j’l’ai vu emprunter l’escalier, l’ami Julot avait l’air d’avoir le cul au goulot. « J’insiste pas ? un dernier p’tit ballon pour la route ? ». L'a pas insisté le Valesco.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui !

Le groumeur genevois.

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30/01/2017

L'Hebdo est mort! C'est ki ki fait la Suisse romande maintenant?

De bleu, de bleu… !

T’as vu dimanche soir à la téloche ? Y avait Pilet qui pleurait la mort de l’Hebdo. « C’est nous qui, c’est nous quoi… - qu’il psalmodiait le gars, - c’est nous qui avons dénoncé l’argent sale, qui avons dit que sans l’Europe point de salut… » Tu parles d’une épitaphe ! Mais mézigue, c’qui me rend le plus tristounet  c’est qu’j’vais plus savoir le blaze des cent Suisses romands qui faisaient, année après année, mon beau pays. J’pourrai plus brûler un cierge pour eux à la Saint Calvin. J’sens qu’j’vais être un peu paumé c’tannée. Et qu’est-c e que je vais mettre sur la porte du frigo ? De 2005 à 2016 j’y avais collé les bobines découpées des meilleurs : Orianne Collins, la, l’ex, la femme du batteur, Christophe Darbellay, çui qui repeuple l’outre-Sarine, Bernard Nicod çui qui qui…, Dominique Giroud, çui qui nique, nique l’impôt, Yvan Perrin, çui qui buvait du p’tit lait avant les séances du Conseil d’Etat, Pascal Jaussi, çui qui voulait s’envoyer en l’air, Jackie De Quattro, l’ange exterminateur de clebs et de fonctionnaires…  De bleu, de bleu… ! Tous des cadors mon n’veu ! T’aurais vu la porte de ma cabine à bière ! Mes potes de la Queue-d’Arve en bavaient des ronds de chapeau quand y débarquaient dans ma turne. Y en a même qui s’agenouillaient et qui disaient trois Pater et deux Ave avant de se jeter des godets.

Or donc, on est foutu j’vous dis. Plus de Pilet plus de Jeannet, plus de guide suprême. Je vais devoir voler dans la rue des portraits de concierges, de mécanos, de caissières, d’architectes, de curés, de pasteurs, de sportifs, de menuisiers, de profs de géo, d’immigrés, de sans abri, de chefs de gare, d’agriculteurs, de politiciens, de médecins… bref, de tous ceux et celles qui font VRAIMENT la Suisse romande.

Le groumeur genevois

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27/01/2017

Bobonne et la politique

 

De bleu, de bleu… ! T’as vu un peu le chaos démocratique qu’est en train de péter à la gueule des dirigeants de notre belle planète bleue? Même Bobonne, qu’est plutôt du genre à soutenir mordicus Longchamp parce qu’il a une belle tronche et Maudet parce qu’il lui rappelle son tonton colonel à rouflaquettes, même Bobonne, donc, s’est mise à s’émouvoir gravement lorsque Trump est descendu de sa tour pour filer la raclée à la belle-sœur de Monica Lewinski. Faut dire qu’elle avait suivi au cours des ans les frasques amoureuses de cézigue de la 5ème avenue et tenter d’imiter,  sans succès hélas, les permanentes des bimbos blondes et les décolletés en balcon du « Ça lève » .

Or donc, forte de ce premier succès dans sa culture politique elle me bassine maintenant avec le Brexit et les Frouziens. T’as vu ? me crie-t-elle sans cesse.  T’as vu Hamon (çui qui ressemble à un merlan qui se s’rait pris un hameçon dans la lèvre supérieure ? T’as vu Pénélope ? T’as vu ? Elle ajoute même, avec une certaine malice : J’t’avais bien dit que la politique à la papa c’était naze. Ta carte du parti tu peux la coller sur le frigo en souvenir.

De bleu, de bleu… ! Tout compte fait, c’est vrai qu’elle a pas tort Bobonne, les mots d’ordre, les ceinturons à l’heure et les alignements au cordeau sont de l’histoire ancienne. Place aux réseaux sociaux, à la responsabilité personnelle, à la démocratie retrouvée et au bien commun.

Le seul truc qui m’inquiète avec Bobonne c’est qu’elle risque de s’acheter un smart phone et de découvrir tweeter.

Et ce s’ra tout pour aujourd’hui.

Le Groumeur genevois

10:19 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |